Recueil de lettres échanger entre plusieurs personnages de l'univers Harry Potter.
ps: il y a aussi des pages de journaux intimes
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Fandom: Harry Potter
La dernière pleine lune a été particulièrement difficile à vivre pour moi. Je ne sais pas exactement pourquoi, peut-être parce que je suis loin de mes amis, ou que le fait de ne pas être dans un lieu que je connais quand je me transforme m'angoisse encore plus que d'habitude. Les griffes acérées me griffent de l'intérieur, la douleur dévorante est aussi rapide qu'une fièvre meurtrière qui se répand dans mon corps, et cette horrible sensation de perdre tout contrôle sur moi-même me dégoûte du monstre que je suis... C'est toujours aussi invivable. Les séquelles physiques s'atténuent, parfois, pas toujours, mais l'ombre persiste. Je compte les jours qui me séparent de la prochaine pleine lune. Aujourd'hui, cependant, je me sens un peu mieux, mais la bête en moi continue de me hanter, et je crois que ce sera ainsi pour le reste de ma vie. Je ne peux m'empêcher de me percevoir comme un monstre quand je me regarde dans le miroir.
En essayant de me distraire, j'ai commencé à lire un nouveau livre passionnant : "Le Comte de Monte-Cristo". Les trois premiers chapitres m'ont déjà captivé. Edmond Dantès, trahi et injustement emprisonné, cherche maintenant à se venger. Les rebondissements et les mystères de l'intrigue me tiennent en haleine, et je m'identifie parfois à ce personnage tourmenté. Cela m'a permis de passer les deux premiers jours de douleur après la pleine lune, et je continuerai de le lire dans les prochains jours aussi. Je sais que Lily voudra sans doute un résumé détaillé de ce que j'ai pensé de ce roman, et j'ai hâte de lui écrire à nouveau.
L'Italie, où je me trouve actuellement, offre une échappatoire agréable. Il fait bon vivre ici, et chaque jour est une découverte passionnante. Mes parents voulaient changer de nos vacances habituelles chez mamie. Je n'ai pas dit non. Je passerai tout de même la fin de l'été avec mamie avant d'aller faire mes courses pour la rentrée. Les saveurs nouvelles des plats locaux enchantent mes papilles, et j'essaie tant bien que mal de me familiariser avec la langue italienne. C'est un défi, mais cela me permet d'apprendre de nouvelles choses. Nous avons visité des musées moldus, et nous allons souvent à la plage. J'adore nager dans l'eau fraîche ; elle est si claire que j'arrive à voir des petits poissons à travers. Je sais d'avance que James hurlerait de peur à l'idée que l'un d'eux lui morde le pied. Et parfois, je souris stupidement aux réactions que la bande pourrait avoir s'ils étaient avec moi. Ils me manquent. J'aime l'Italie, mais j'ai hâte de retourner à Poudlard.
Cependant, malgré ces vacances ensoleillées, une ombre persiste dans mon cœur. Sirius. Il ne répond pas à mes lettres, et je sais que sa mère les intercepte, ce qui me rend terriblement triste. Je m'inquiète pour lui, je m'inquiète aussi pour Regulus, et cela me torture l'esprit presque toutes les nuits.
Dans quelques jours, James et ses parents viendront nous rendre visite ici, en Italie. Je crois que nos parents se sont rendu compte que l'on se manquait et ont décidé d'arranger ça. Lily n'a pas pu venir, une histoire avec sa sœur m'a-t-elle expliqué dans sa dernière lettre. Elle a dit qu'elle m'expliquerait tout plus tard. Et Peter est chez ses grands-parents, alors ce ne sera que James et moi. J'attends avec impatience ces retrouvailles chaleureuses. Je souris déjà aux idioties que James va inventer pour me faire rire.
Depuis quelques temps, en réalité depuis le début de l'été, je me questionne sur mes sentiments pour Sirius. Être loin de lui me fait prendre conscience que je déteste ça. J'ai horreur de savoir qu'il n'est pas près de moi. L'avoir dans mon champ de vision toute l'année me rassure, et pendant près de deux mois, je ne le vois pas, je n'ai pas de nouvelles et je ressens plus de tristesse que ce que je ressens envers mes autres amis. Mais je ne me sens pas prêt à avouer ce que je ressens vraiment. Il n'y aura que toi, mon journal, qui sera au courant de ça.
La douce brise italienne m'invite à m'évader, tu sais ? Je suis sur la table du jardin au moment où je t'écris, il fait bon, et le soleil caresse mes cheveux, j'apprécie vraiment ça. Je vais prendre mon vélo pour aller acheter des citrons au marché près de la maison. Maman veut faire une limonade avant l'arrivée des Potter. Une petite escapade qui me permettra de me vider l'esprit.
J'écrirai plus tard, journal, pour te partager mes pensées plus en détail.
P.S. : Voici une photo Polaroid que j'ai prise ce matin de la maison où nous longeons.
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