Au milieu d'un sol jonché de feuilles,
Faisant vibrer leur cellulose comme une harpe,
En symbiose avec le bois crépitant, où l'œil,
Peut y voir une comparaison de l'amour, avec le feu
Le dévorant langoureusement, avant de faire son deuil.
L'arbre revêt son manteau rouge, jaune, orange
Pour affronter la norme, et muet comme une carpe,
Il observe les châtaignes grillés sur le brasier de l'ange
D'où les odeurs d'automne accourent, et dans le creux
Des bois, l'humus s'éveille, et les saveurs, au seuil
De l'imaginaire, s'écoulant telle une rivière dans un bassin versant
Nous communiquent la joie, l'amour, et surtout, le vivant.
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Vagabondages
PoesiaAprès un long périple... le vagabond, le conteur, le rêveur, a le sac empli de mots et de rimes.
