Chapitre 1: mariage forcé
J'ai 40 ans. Popaul c'est mon père. Ou plutôt le monsieur qui est mon géniteur. Le mari de ma mère sur le papier. Car Popaul n'est pas vraiment non plus un mari pour ma mère. Ils sont mariés mais voilà maintenant plus de dix ans que Popaul vivait avec une autre femme. Vivait? Oui car depuis un mois, Popaul vit tout seul. Popaul c'est mon père, le mari de ma mère et il vit tout seul. Et aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu échangé Popaul contre un autre...
Je suis ce qu'on appelle un enfant non désiré, née par accident. Oui, mes parents s'aimaient mais ils étaient trop jeunes. Mon père était en classe de terminale, il préparait son baccalauréat. Et ma mère suivait des cours dans une école spécialisée pour jeunes filles en passe de devenir une épouse normale voir modèle: savoir faire la cuisine, la couture, le ménage....
Ils s'aimaient mais ils n'étaient pas prêts de devenir parents, et encore moins mon père ou je dirais plutôt Popaul. Donc, quand ma mère est tombée enceinte, ils étaient obligés de se marier. Et je suis née cinq jours après leur mariage.
L'histoire de mon enfance que je vais vous raconter, je la tiens de ma grand mère paternelle. Elle adorait nous raconter des anecdotes concernant nos parents autour d'un feu dans sa cuisine de la campagne malgache. Mes cousins-cousines et moi, nous passons toujours nos vacances chez nos grands parents à la campagne. Je me souviens comme si c'était hier. On s'amusait, on se disputait, on faisait des bêtises, on aidait beaucoup notre grand mère et jamais on ne s'ennuyait. Avec notre grand père, on allait dans ses plantations, on cueillait des fruits et les girofles pour les vendre. Mais ce que je n'oublierai jamais c'était les prières tous les matins et soirs. Mon grand père tenait aussi un journal mais pas intime. Il y notait tout ce qu'il faisait et tout ce qui se passait autour de lui. Mais ce n'était pas des secrets, il laissait son journal sur une table qui lui servait de bureau et tout le monde pouvait lire. Et je me souviens, quand on n'aimait pas ce qu'il écrivait sur nous, on déchirait la feuille. Sans rien dire, il écrit de nouveau en laissant de côté ce qu'on a déchiré. Je me rends compte maintenant en écrivant ces lignes que mon grand père était un homme sage. Il ne nous a jamais grondé, pourtant il savait très bien qui a déchiré la feuille. Mais quand on est un enfant, on ne se rend pas compte de cela.
Donc, je disais que l'histoire de mon enfance et celle du début de mes parents, je les tenais toutes de ma grand mère paternelle. . Mon grand père paternel lui, écrivait tous les jours ce qui se passait dans sa vie. Mais avec les journaux de mon grand père, c'était seulement le présent.
Selon ma grand mère, ma mère était de loin la plus belle fille du quartier. Si toutes les jeunes filles avaient des cheveux crépus et tressés, ma mère avait des cheveux lissent, soyeux et long jusqu'à la hanche. Et en plus, elle était presque inaccessible pour les garçons qui y vit à cause de son ethnie qui est le : "Merina". À Madagascar, cette ethnie ne se marie qu'entre eux. Les Merina se croient supérieurs aux dix sept autre ethnies qui restent. Ils habitent les hauts plateaux de Madagascar, dans la capitale Antananarivo. Mais ma mère a toujours vécue à Tamatave. Ma grand mère maternelle y a vécue. Comment ma grand mère a atterrie là, je ne sais pas. Ma mère n'est pas de celle qui raconte sa vie. Et ma grand mère maternelle est morte quand je n'avais même pas deux ans, donc je ne la connaissais même pas.
Ma mère était donc la plus belle de son quartier, je dis était car elle ne l'est plus maintenant. Elle n'est que l'ombre d'elle même. À cause de tout ce qu'elle a enduré mais vous le saurez au fil de l'histoire. Dans sa jeunesse, elle était même élue : "miss beauté". Elle avait des cheveux lissent et soyeux. Un visage d'ange et toujours souriante. Avec ses mini robe et jupe qui étaient fortes à la mode à l'époque. Elle était belle et svelte. Tout ce qu'un jeune garçon pouvait rêver mais ne peut pas forcément avoir. Mais elle, elle n'aimait que Popaul. Elle ne voyait que Popaul.
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Je voulais un père...
Non-FictionCeci est une histoire vrai, c'est mon histoire. N'ayant personne pour confier tous mes ressentis vis à vis de mon pere, j'ai toujours voulu l'écrire, pour l'exterioriser: Mon histoire avec Popaul a toujours été très Compliqué. Popaul c'est mon p...