Quand j'ouvre les yeux, la première chose que je vois c'est un cul rond et blanc. Le propriétaire de cette merveille a les hanches larges, et la peau douce.
Est-ce que c'est toi Malory ?
Mais non. Ce n'est pas Malory. Des cheveux bruns et très, très longs. Ce n'est pas son style.
- T'es enfin réveillé ? D'habitude tu te réveilles plus tôt...
Martine fume nonchalamment sur la couette, au bord du lit.
Qu'est-ce qui s'est passé hier ?
- Vu ta tête, t'as du mal à te rappeler. De toute façon, il faut toujours s'attendre à tout avec toi...
Je lui pique sa clope, sans écouter la fin de sa phrase, et enfin, le calme m'envahit de plus en plus à chaque inspiration. C'est tellement bon putain...
Je ne sais pas combien de taffe j'ai tiré, mais au bout de quelques minutes, le mégot est aussi petit que l'auriculaire d'un nourrisson. Je demande à Martine si elle en a d'autres, elle me dit que c'était sa dernière. Faut croire que la malchance a fini par tomber amoureuse de moi.
Je balaie la pièce d'un coup d'œil pour repérer mes témoignages de bon sens : on est dans ma chambre, il y a des emballages vides de capotes au sol, la porte est fermé au crochet, et il est à peine 6h du matin. Nice.
- Si j'étais toi, je m'habillerais fissa, et j'irais voir Fredou pour lui parler d'hier.
- Qu'est-ce qui s'est passé hier ?
Martine me sourit, puis marche à quatre pattes vers moi. Ses seins ronds gigotent de droite à gauche, et son cul me nargue lorsque je le sens tout contre mon pénis. Elle m'embrasse le front, puis la joue, puis la bouche, puis la langue. Elle n'est plus fâchée ?
Puis un flash, un souvenir me revient, Martine dans la cuisine de l'enculé, entrain de le pomper comme si sa vie en dépendait. La sale...
Je la repousse, il est hors de question que je la baise avec cette horreur en tête.
- Dis-moi ce qui s'est passé plutôt. Que je dis.
- Qu'est-ce que tu peux être coincé ! Pourtant, malgré notre partie de jambes en l'air hier, t'arrives encore à bander au petit matin. Qu'elle répond en me caressant l'entrejambe.
Je cache mon aigle royal avec ma couette, sinon, çà risque encore de partir en couille. Il vaut mieux que je contacte d'abord le voisin pour m'excuser, puis j'irai voir Fred, je sens déjà que j'ai fait pas mal de conneries hier. En plus d'avoir couché avec Martine.
Je me lève et je manque de tomber en glissant sur un préservatif plein, Martine rit en voyant le grand écart que ma propre semence m'oblige à faire. Déjà que j'ai le tournis, en plus faut que j'ai l'air ridicule devant la pire personne possible.
- Putain ! T'as glissé dessus Don Juan !
Et elle éclate de rire, en balançant ses jambes en l'air. Avec Martine les secrets ne durent pas longtemps, d'ici ce midi, une bonne partie de Penny saura que j'ai glissé sur une capote.
- Barres toi merde !
- C'est Fred qui m'as appelé hier. Pour pas que ton père t'envoie rejoindre les étoiles ! Qu'elle sourit en levant haut les bras.
Tout le monde à Penny sait que je me fais cogner par le paternel. Et presque tout le monde croit que je le mérite. Martine et Malory y compris. Je n'ai jamais vraiment su pourquoi, en dépit de ce que raconte le géniteur sur moi, depuis tout petit je le sentais déjà. Quelque chose ne va pas avec moi. Tout le monde le sait. Sauf moi.
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Feeling ( En Cours )
General FictionSuivez les mésaventures d'Yverdon , un bachelier paumé qui jongle entre son père abusif, son frère tout aussi paumé que lui, et un entourage excentrique pas du tout facile à vivre dans la ville fictive de Penny. Une atmosphère imprégnée de rhum et d...
