Chapitre 1

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« Après la pluie vient le beau temps »



⋆. 𐙚 ˚



bonne lecture, On se retrouve à la fin !
Kiss linariah









EDA


Je pensais ne jamais revenir dans l'endroit qui devait être mon enfance, mon refuge, un espace rempli de bons souvenirs. Malheureusement, c'était tout l'inverse. Ici, j'étouffais. J'étais seule, sans amis avec qui parler de la pression que je subissais par mes parents.

" Faut que tu sois parfaite pour ce soir, Eda. "

" Camoufle-moi ces tâches qui gâchent ton visage."

" Tu n'as pas le droit de baisser les bras. Garde la tête haute et reste la meilleure."

J'en avais marre de toujours chercher à être parfaite à leurs yeux. Je voulais juste être Eda, moi-même, sans avoir besoin qu'on me juge au moindre faits et gestes.

Ah, j'ai oublié ce détail.
Ils ont été horrifiés quand je leur ai partagé mon souhait de garder Ruya, de vouloir être mère à seulement dix-neuf ans. Pourtant maintenant, ils cherchent à vouloir voir ma fille à tout prix.

Quelle hypocrisie.

J'inspire un coup et toque à la porte, chaque seconde amplifiant l'angoisse que j'ai en moi. Mon cœur semble vouloir s'extirper de mon âme tellement il bat vite. Je caresse la main de ma fille pour m'apaiser, cependant ça ne marche pas vraiment cette fois-ci.

La porte s'ouvre lentement et laisse apparaître ma mère, toujours habillée d'une façon luxueuse et extravagante. Ce qui me brise instantanément le cœur, c'est qu'elle ne prend même pas le temps de me regarder. Elle prend Ruya dans ses bras, en lui donnant plusieurs baisers sur son cuir chevelu.

Ça fait mal, maman.

Je fais semblant que ça ne m'atteint pas et souris quand ma fille me regarde, les yeux brillant. Je m'accroupis pour arriver à sa hauteur et lui présente :

Kizim (ma fille), dis bonjour à ta grand-mère.

Elle lui salue, puis ma mère me donne enfin de l'attention en répliquant :

– Eda, je suis contente de te revoir, entrez je vous en prie.

Je lui renvoie un sourire crispé tandis que nous nous dirigeons dans le salon. Je vois enfin mon père, qui, comme à son habitude, est assis sur son fauteuil à feuilleter son journal du jour, accompagné de son fidèle café servi.

Je pousse légèrement Ruya et lui demande de saluer son grand-père, alors il relève les yeux et souris instantanément en la voyant courir vers lui. Il la prend dans ses bras pour l'enlacer délicatement. Une facette que je n'ai jamais vu de sa part.

– Ruyam, comment- quand êtes-vous arrivé ?

Il pose le regard sur moi et me dévisage, mais je ne sais pas s'il y a de l'affection dans son regard ou du pur dégoût. Mais je l'ignore bien votre, le déni est mieux que de faire face à la réalité, parfois.

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