J'arrive à mon travail déterminé. J'ai l'impression que l'ancienne Laure a fait son come back mais j'espère que c'est juste pour cette journée.
Hardis, après m'avoir fait bien comprendre au lit qu'il n'aimait pas mes cachoteries a dit qu'il prenait les choses en main. Moi à mon tour, j'ai bien envie de confronter cette pauvre fille énamourés d'un homme qui n'a jamais été pour elle qu'un maître de sa vie.
J'ouvre la porte de mon bureau et fronce les sourcils en voyant Collins mettre quelques choses dans ma tasse que je laisse toujours à mon bureau pour prendre un café à la machine à café durant mes pauses.
- Collins?
Il se retourne en sursaut et souris.
- madame Greyston ! Vous êtes...matinale.
- mon petit ami m'a déposé.
- quel galanterie !
- que faites vous avec ma tasse?
- je...je...vous allez rigoler.
Je fais le tour et me mets devant mon bureau. Je regarde ma tasse qui ne semble rien à signaler mais je n'ai pas confiance.
- vous avez exactement la même tasse depuis le début de votre ...travail. Et je pense que vous ne la laver jamais. Je l'ai donc fait pour vous.
- la laver?
- oui.
- de si bon matin?
- je le fais toujours quand je viens avant vous.
Oh...
Me serais je trompé ?
- bien. Merci. Tu peux sortir.
Il me sourit avant de se tourner. Je souffle en me disant que pour l'ancienne Laure, j'ai encore trop de suspicion en son égard.
- madame Adams?
Pourquoi m'appelle t il toujours comme ça ?!?
- oui?
- et la jeune demoiselle qui vous a donné la lettre de la dernière fois? Vous avez une idée de qui ça peut être ?
Oui je sais exactement qui sait !
- non.
- vous en avez parlé à monsieur Greyston?
Il se retourne et me fixe.
- oui.
- c'est très étonnant de votre part.
- pardon?
- j'ai accepté ce poste quand on m'a dit que j'allais travailler pour Laure Adams!
Je lève les yeux au ciel et soupire.
- si c'est par rapport à cette photo sur les magazines, c'est du passée ! Je ne suis plus...
- photo de magazines ? Non! Je parle de la fille de monsieur Adams! Qui se pavanait dans l'entreprise de son père, le manipulant à chaque clignement de ces cils, qui n'avait peur d'aucun homme, qui savait que sa beauté et son argent étaient un atout, et qui s'en jouait en connaissance de cause. Cette Laure Adams qui m'a fasciné pendant mon stage dans l'entreprise de votre père et qui m'a poussé à postuler pour travailler ici. Cette Laure là...avait tout ce qu'elle voulait. Que lui est il arrivé? Elle est devenu le bijou d'un homme ?
Je le fixe réalisant que son visage qui me semble familier c'est juste parce que j'ai sûrement dut l'apercevoir durant son stage. Mais je réalise aussi...qu'il a raison.
Mais mes charmes m'ont causé bien des dommages...
- je vous laisse travailler madame Greyston.
Il sort définitivement de la pièce et je tilte en me disant qu'il m'a appelé madame Greyston . Je n'arrive pas à me rappeler si c'est déjà arrivé qu'il m'appelle ainsi.
Ce qu'il a dit n'est pas totalement faux. Mais j'ai peur qu'en faisant revenir cette Laure, je me retrouve dans une situation très incommodante.
Mais Hardis m'a déjà qu'il m'a mis à la tête de cette entreprise pour mes qualités en temps que Laure Adams.
Mais si je changeais tellement en la moi du passé et que Hardis ne l'aime pas ?
Mais je ne peux pas cacher ma vrai nature éternellement....
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J'ouvre la porte au majordome qui se dépêche de déposer toutes mes courses à l'entrée.
Je remarque Hardis qui se lève et qui regarde tout ça en souriant.
- ce n'était pas un rêve...tu as vraiment utilisé ta carte pour faire du shopping., lance t il en croisant les bras.
- comment est ce que tu...
- j'ai reçu une notification de la banque.
- mais...c'est ma carte Hardis! Elle est à mon nom!
- une simple sécurité. Pourquoi tous ces achats soudain?
Je le regarde en colère et lève les yeux au ciel.
- je voulais refaire ma garde robe. Et me repayer...ceci!, dis je en prenant un sac.
Hardis me regarde amusé et je lui montre ce rouge à lèvre qui a fait les débuts de Laure Adams.
- ceci est un rouge à lèvres Yves saint sans transfert. C'est le premier rouge à lèvre que ma mère m'a donné quand j'ai commencé mes stages au travail de mon père.
Je le regarde nostalgique de cette époque et Hardis semble le remarquer vue qu'il se rapproche de moi. Il relève mon visage et sourit.
- sans transfert, tu dis?
- oui.
- il me tarde de tester cette capacité...dans des conditions...particulières.
Je lève les yeux vers lui et me mords la lèvre.
- quels genres de condition ?
- une pipe par exemple?
Je souris amusé et hoche la tête. Il sourit et me conduit dans notre chambre où on va rester ensemble les compétences de ce rouge à lèvres.
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Je regarde Hardis endormis sur le ventre et souris attendri par cette homme. À sa manière - quelques peux particulier faut le dire - il m'a remonté le moral quand les souvenirs de ma vie d'avant sont remontés.
Collins m'a redonner envie d'être Laure Adams, mais j'espère bientôt être Laure Greyston officiellement.
Songe t il au mariage ?
Je ne veux pas brusquer son avancée. Entretenir une relation avec une femme est déjà beaucoup pour lui. Imaginez le mariage. J'aimerais connaître tout de lui. Ces peurs, ces angoisses, son parfum préféré, sa couleur préféré, l'endroit qu'il a aimé explorer...
Il fronce les sourcils dans son sommeil, ce qui me fait peur pour lui. J'hésite et pose lentement ma main dans ces cheveux.
J'aimerais savoir ce qui te fais avoir des cauchemars mon amour.
Je caresse ces cheveux et me penche pour poser un baiser à sa tempe. J'ai peur qu'il se réveille en sursaut mais j'espère que ça apaisera la tourmente de ces rêves.
Je pose lentement mes lèvres sur sa tempe et quand je me redresse, ces sourcils ne sont d'ors et déjà plus froncés. Je souris satisfaite mais son téléphone posé sur la table de chevet s'alluma et me fis perdre mon sourire quand j'ai lu la notification.
« Nous avons retrouvé la fille monsieur »
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nuance plus sombre
AléatoireJe me qualifierai de femme parfaite : vie rangée, famille riche, formes où il faut, belle, intelligente... Mais à cause d'un roadtrip qui a mal tourné avec mon copain, mon père me coupe les vivres, m'expulse de la maison et me donne un délai av...
