Héli
Trois heures. Trois longues heures à planifier, décortiquer, envisager tous les scénarios possibles pour faire tomber l'empire de mon oncle sans bouger de prison. L'air est chargé, les écrans sont encore allumés et les cernes de Capucine font concurrence aux miennes.
Je me redresse lentement, dos en compote et me tourne vers elle.
- Cap, va te reposer. T'as déjà donné assez ce soir.
- T'es mal placé pour parler, grogne-t-elle en tapant encore sur son clavier.
- Sérieux, t'as la tête d'une meuf qui pourrait tuer pour une sieste.
Will se marre derrière nous, affalé sur le canapé en cuir, une clope au coin des lèvres.
- Si vous continuez à bosser comme ça, vous allez fusionner avec les ordis ! C'est bon on a bossé comme des oufs, maintenant on sort !
- Sortir ? Je répète, sceptique.
- Ouais, mec ! On peut faire un truc dont t'as l'habitude... un truc de milliardaire...un genre de bar...
- Ouais tous ce que t'auras jamais, dit Capucine en rigolant.
- Mais ta gueule sale bourgeoise à la con, réplique Will en la pointant du doigt.
- On peut aller au 101e étage ? propose Capucine en fermant son ordinateur.
- Oh pitié...soufflé-je en fronçant les sourcils.
- Y'a quoi au 101e étage ? demande Will en se levant.
- PEAKABOO ! Crie Capucine en allant enfiler ses chaussures à talon hauts.
Will la suit.
Je souffle mais en même temps, une petite pause ne nous fera pas de mal.
20 minutes plus tard,
Le ciel est noir, parsemé d'éclats de verre lumineux. Depuis le 101e étage, la ville ressemble à un circuit imprimé : vivant, froid, dangereux. Le bar Peakaboo est aussi chic qu'un rêve impossible. Entrée privée, tapis noir, fauteuils en velours bordeaux et serveurs qui ressemblent à des mannequins Prada sous stéroïdes.
Will entre le premier, les yeux écarquillés
- Putain de merde...Vous vous foutez de ma gueule ? On est montés jusqu'ici pour boire un verre ou braquer la banque central de Dubaï ?
Capucine étouffe un rire en passant à côté de lui.
- Et encore, t'as pas vu les toilettes ! Elles ont un parfum plus cher que ta voiture !
- Ma voiture vaut six mois de loyers, respecte un peu !
Je prends place à notre table, parfaitement placée face à une baie vitrée immense qui donne sur tout Manhattan. Les lumières clignotent au-dessus de nous, comme si la ville nous attendait.
Une serveuse s'avance, tailleur noir, regard neutre, elle s'adresse à moi en premier :
- Monsieur souhaite ?
- Un whisky japonais. Yamazaki 18 ans.
Elle hoche la tête avec respect et se tourne vers Capucine.
- Le Macallan 25 ans, pour moi.
Puis vers Will.
- Moi, je vais prendre...un Coca...
Elle le fixe.
- ...Zero...s'il vous plaît, finit-il
Capucine pouffe de rire. La serveuse acquiesce et celle-ci s'éloigne, talons nets sur le sol en marbre. Une odeur de cuir flotte dans l'air, feutré, contrôlé. Tout ici respire le luxe et l'élégance. Je croise les jambes et me cale dans le fauteuil, le regard posé sur la ville. Will, lui, n'arrive pas à rester tranquille. Il balance son bras sur le dossier, regarde partout, hausse les sourcils.
VOUS LISEZ
Tous nos secrets ( En Pause )
Teen FictionLa richesse et l'amour vont-ils ensembles ? Salut !!!! J'espère que mon histoire vous plairas . C'est ma première donc j'ai un peu le trac , merci de la lire . 🤩 En tout cas je vais faire de mon mieux , pour que ma première histoire ressemble quand...
