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Recrée- 10h20
ELIZABETH — Ok, donc il m'a encore envoyé un snap, et devine quoi ? C'était juste une photo de son chat !
LINA — Attends, attends... Son chat ? C'est peut-être son moyen de t'approcher, genre le truc mignon qui attire l'attention.
Je lève les yeux au ciel, mais un sourire trahit mon visage. Ça fait 2 semaines que Valentin et moi échangeons des messages, souvent sans rien de vraiment sérieux, mais toujours avec cette légère ambiguïté. Et ça commence à me plaire.
ELIZABETH — Peut-être... Ou peut-être qu'il aime juste vraiment son chat. J'en sais rien, il est trop mystérieux.
LINA — Toi, t'es déjà accro, c'est tout. Et vu comment tu souries, je crois que lui aussi.
On rigole, marchant côte à côte dans la cour du lycée. Mais ce qui m'étonne encore plus, c'est qu'à quelques mètres devant nous, il y a Chaim, Sami... et Ezio. Ces derniers jours, on a reformé notre bande de cinq, comme si de rien n'était. Enfin, presque. Parce que je sens toujours cette tension avec Ezio. Cette espèce de rivalité, de piques lancées à chaque occasion.
SAMI — Oh, les filles, vous êtes là ? On allait commencer à croire que vous nous aviez oublié !
LINA— Nan je t'assure Sami, un mec comme toi c'est inoubliable.
Ils rigolent, et je fais mine de lever les yeux au ciel. Tout ça, c'est de la bonne ambiance, c'est vrai. Ça me fait presque oublier les conflits avec Ezio. Presque.
EZIO — Bon, et sinon, Eli, t'as encore stalké le profil de Valentin aujourd'hui ?
Je fronce les sourcils et lui lance un regard noir.
ELIZABETH — Déjà, toi, tu m'appelles pas "Eli", et ensuite, ça te regarde pas.
EZIO — Ah, pardon, mademoiselle Elizabeth. Excuse-moi de m'intéresser à ta vie passionnante.
SAMI — Vous êtes relous, tous les deux. On dirait un vieux couple.
ELIZABETH & EZIO — Quoi ?!
Nos voix se sont synchronisées si parfaitement que même Chaim et Lina éclatent de rire. C'est insupportable. Ce type est insupportable. Pourtant... il est là, avec nous. La routine qu'y avait été installée auparavant est doucement entrain de refaire apparition au sein de notre groupe. Et même moi, j'ai fini par me réhabituer à la présence d'Ezio.
La sonnerie retentit, et on se sépare pour rejoindre nos cours. Mais bien sûr, il fallait que je sois dans le même cours d'espagnol qu'Ezio. Super.
En cours, je m'installe à ma place habituelle, Lina à côté de moi. Mais à peine le prof a-t-il le dos tourné qu'Ezio en profite pour lancer une boule de papier sur ma table. Je soupire, la déplie, et découvre un petit dessin de moi avec des grosses dents, un gros front et un gros nez.
ELIZABETH — Sérieusement ? Dis-je en chuchotant
EZIO— Bah ouais, faut bien que je m'occupe. Dit-il en chuchotant également
LINA — Vous vous entendez trop bien en fait. Vous le savez juste pas encore .
Je secoue la tête. Lina et ses théories. Elle passe son temps à essayer de me faire voir un autre Ezio, comme si ce mec était différent en réalité. Mais moi, je sais qui il est : un emmerdeur. Point final.
Les heures passent, et c'est enfin l'heure de la pause déjeuner. On se retrouve tous les cinq à notre table habituelle, à l'extérieur. Sami raconte une histoire qui fait rire tout le monde, mais je sens le regard d'Ezio sur moi.
EZIO — Et donc, Elizabeth, tu comptes vraiment sortir avec Valentin ?
Je manque de m'étouffer avec mon sandwich.
ELIZABETH — Mais ça va pas ? Pourquoi tu parles de ça devant tout le monde ?
EZIO — Bah quoi ? Je croyais que t'assumais.
ELIZABETH — Assumer quoi ? On se parle juste, c'est tout. Et franchement, ça te regarde pas.
CHAIM — Allez, Ezio, lâche-la un peu. Tu fais que la chercher.
EZIO — Moi ? Mais pas du tout. Je la taquine juste.
LINA — Et tu te crois drôle ?
EZIO — Bah, plus que vous en tout cas.
Ils rigolent, mais moi, j'ai juste envie de lui balancer mon verre d'eau en pleine tête. Mais je respire, je garde mon calme. Il ne m'aura pas cette fois.
Après le déjeuner, on traîne un peu dans la cour, et je m'éloigne légèrement pour répondre à un message de Valentin.
Message
VALENTIN — Hey, ça te dit qu'on se voie ce week-end ?
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Mon cœur rate un battement. Je commence à écrire une réponse quand une main surgit devant moi et attrape mon téléphone.
EZIO — Ah, donc tu lui réponds direct, hein ?
ELIZABETH — Rends-moi ça, espèce de débile !
EZIO — Tranquille, c'est juste pour voir à quel point t'es désespérée.
Je saute pour attraper mon téléphone, mais il le tient en l'air, trop haut pour moi. Ce mec m'énerve. Vraiment.
ELIZABETH — Sérieux, Ezio, arrête de jouer !
EZIO — Sinon quoi ?
Je pousse un cri de rage et saute une dernière fois. Par chance, il perd l'équilibre et je réussis à récupérer mon téléphone, mais pas sans trébucher en arrière. Je sens mes pieds glisser, mais avant que je ne touche le sol, une main me rattrape. C'est lui.
Nos regards se croisent. Pendant une fraction de seconde, il y a ce silence étrange. Son sourire moqueur s'efface, remplacé par quelque chose de plus doux. Mais très vite, il reprend sa posture habituelle.
EZIO — Fais gaffe, mademoiselle maladroite.
ELIZABETH — Fais gaffe à toi, plutôt monsieur l'emmerdeur .
Je tourne les talons, énervée, mais au fond, je sens ce battement bizarre dans ma poitrine. Pourquoi ? Ce n'est que lui. Juste Ezio, ce crétin insupportable. Mais pourtant...
Les jours suivants continuent de la même manière. Des taquineries, des piques, des moments où il me tend la main pour me rattraper, puis d'autres où il me pousse à bout. On est amis, presque. Enfin, un genre d'amitié bizarre qui me laisse toujours confuse. Et si j'ai continué à parler avec Valentin, c'est peut-être aussi pour me changer les idées. Pour éviter de trop penser à lui.
Et quand, chaque soir, je relis les messages de Valentin, je me demande vraiment si c'est lui que je veux, ou si j'essaie juste de me prouver quelque chose.