B-BOY 75

25 4 4
                                        

                    Ziad me tendit une bouteille d'eau fraîche que je saisis prestement en gardant le drap bien contre moi, il sourit en suivant mon geste et j'eus envie de le cogner très fort. Au lieu de suivre cette brillante idée, je décidais que faire preuve de violence ne serait certainement pas à mon avantage si je voulais éviter une catastrophe de plus.

                    J'ouvris donc la bouteille et bus une grande gorgée d'eau, puis une autre et finalement, j'avais tellement soif que je vidai la bouteille entière. Pendant ce temps, il m'observait tranquillement faire sans broncher, mettant ainsi à bout mes nerfs déjà à vif.

Quelles étaient les options qu'il me restait à présent ?

                     Inutile de préciser que j'avais tenté de m'enfuir au moment où il est sorti prendre la bouteille d'eau, la frustration était de taille lorsque j'avais constaté que, évidemment, il n'avait pas oublié de verrouiller la porte en partant. 

                     Ce n'était pas ma faute, j'avais vu trop de films et j'avais tendance à croire que j'en étais l'héroïne dans les situations désespérés comme celle-ci.

J'en avais aussi profiter pour jeter un coup d'œil par la fenêtre. 

Conclusion ? 

                      Hors de question d'aller se risquer à la Tarzan comme une petite demeuré, surtout que nous étions au dernier étage il me semble et les alentours étaient désert. Comme par hasard.

-Alors ? C'est quoi le plan ? Autant que je sache ce que tu me réserves, non ? Je suis la principale concernée après tout. Osais-je au bout d'un moment

-Tu vois, c'est ça que j'aime chez toi. Même dans une telle situation, tu restes fidèle à toi-même. Je sais très bien que t'as peur, tu te réfugies derrière ton sarcasme pour te donner un peu de courage. Tu espères que quelqu'un viendra mais c'est peine perdue Rahé, personne ne sait où on est.

-Et après ? Tu crois qu'il se passera quoi ? Parce que tu te trompes lourdement si tu crois que je vais pas porter plainte. Tu veux vraiment bousiller ton avenir comme ça ? Réfléchis Ziad, t'es beaucoup plus intelligent que ça.

-Tu crois que je n'y ai pas déjà réfléchis ? J'ai essayé de t'avoir à la régulière mais à chaque fois tu me repoussais et tu me résistais. A chaque putain de fois ! 

Il glissa les mains dans ses poches.

-Au début, ça m'a plu de jouer à ton petit jeu, je ne m'ennuyais pas avec toi. Mais après, j'ai commencé à te vouloir vraiment, je voulais que tu sois à moi... C'est à cause de toi si un simple jeu est devenu une obsession, c'est uniquement de ta faute !

-C'est tellement plus simple de m'accuser pour justifier tes désirs répugnants de détraqué parce que ton ridicule ego de mâle dominant a été bafoué ! Reconnais le, t'es qu'une sale petite ordure pathétique qui se cache derrière des excuses grotesques pour séquestrer une femme qui ne veut pas de toi.

 Oups.

                        Le plan n'était pas de l'énerver mais j'avais réussi haut la main on dirait. Quand on me disait souvent que c'était ma bouche qui allait me tuer, je n'imaginais pas que ce serait dans le sens propre du terme.

                       Cependant, au lieu de m'étrangler comme je le soupçonnais de vouloir le faire, il sortit de la pièce et revint quelques secondes plus tard avec un sac qu'il déposa sur la table de chevet. Le mystère entourant ce qu'il contenait ne dura pas longtemps, il l'ouvrit, laissant entrevoir le bout d'une corde.

B-BOYOù les histoires vivent. Découvrez maintenant