Chapitre 16 : L'inspectrice

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- Répète ce que tu viens de dire ?

D'un clin d'œil elle se volatilisa. Plus de sang, plus de cœur. Juste le cadavre du directeur. J'entendis des bruits dans le couloir et courut pour me cacher derrière une pièce du bureau. Des hommes en uniformes entrèrent dans la salle.

- Voilà le corps inspectrice, disat l'un des policiers.

Une femme avec une silhouette plutôt remarquable entra à son tour dans la pièce. L'inspectrice, ça devait sans doute être elle. Elle analysa le corps du directeur pendant un moment et sorti un cigare qu'elle aspira pour recracher un nuage de fumée. Je détestais ça, la fumée, j'en suis sûre. Ça fait parti des petits détails dont je me souviens. Je déteste la fumée.

- Regardez par ici aussi, c'est le même signe que la dernière fois.

- Hum, soufflat-elle. C'est le treizième meurtre du genre.

Treize ?! Mais qui peut bien faire toutes ces horreurs ? La gamine elle est au courant de tout ça ?

- Bien, disat l'inspectrice. Emportez le corps ça commence à puer ici. Mon intervention sur place était une façon d'avoir ma confirmation sur ma théorie.

- Que voulez vous dire par là ? demanda l'officier qui me causa la matinée.

- Levez le corps je vous en prie.

Ils s'executerent et furent surpris en même temps que moi. Je mis mes deux mains sur la bouche pour étouffer mon cri.

- Là, disat l'inspectrice en montrant du doigt le thorax du cadavre. Il n'a plus de cœur.

- Eh bien ça alors, souffla l'officier.

- Plutôt répétitives comme coïncidences vous ne trouvez pas ?

- Je n'ai jamais douté de votre hypothèse moi, bafouilla un jeune policier dans la pièce.

L'inspectrice souffla encore de plus belle. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Qui que soit ce fils de pute je doute qu'il soit tout seul.

Elle sourit de plus belle, prit du sang sur le bout de doigt et le suça.

Je déglutit en même temps que le reste de la pièce. Elle se tourna un regard vers ma direction.

- Je suis foutu, pensais-je. C'est la fin.

Elle observa dans ma direction pendant un long moment. Elle avança lentement et s'arrêta tellement prêt. Malgré les lunettes de soleil, j'arrivais à voir son regard perçant. Sa coiffure mi-afro mi-curly donnait un réel sentiment d'oppression dans le coin où je m'étais réfugiée. Je n'arrivais pas à bien la visualiser à cause de la lumière derrière elle.

- Le chef d'établissement est là ?

- N-non il vient demain.

- Bien. Dites lui de foutre des chats dans son école ça pue le rat à plein nez.

Je ne sais qu'elle m'avait pas vue et que "rat" fut la première impression que lui a donné cette agitation dans le noir. Mais ça m'avait vexée.

- Très bien allons-y.

Je resta là un moment pour ne pas risquer de me faire prendre naïvement. Trentes minutes plus tard, je sortis prudemment de la salle et guetta les couloirs. J'étais bien seule en effet. Sortie de l'établissement, une buée d'air frais me donna l'impression d'être au paradis pour un instant. Ce paradis s'envola aussitôt que je me mis en marche parce que je fis un arrêt cardiaque.

Rat.Des histoires addictives. Découvrez maintenant