C'est fut une journée bien pénible. Les heures avaient du mal à se terminer et les cours devenaient aussi ennuyantes les unes que les autres. Lorsque la sonnerie retentit je me precipitat vers la porte d'entrée avant d'être interrompue par un garçon aux cheveux bruns.
- Hey!
- Hey, fis-je.
- Tu fais quoi ?
- Hé bien, il se trouve que j'allais traverser cette porte mais un mec à décider de me barrer.
- Très drôle, dit-il dans un rire forcé.
Moi ça ne me faisait pas rire, mais alors pas du tout. J'étais très énervée et je devais impérativement retrouver Lucas avant de faire une crise d'angoisse.
- Emma c'est ça ?
- Oui.
- T'es nouvelle ? Tu viens d'où ?
- Écoute euh... Je dois vraiment y aller là.
- Moi c'est Brad.
- Enchantée Brad! Tu permet ?
- Je ne te retiens pas, dit-il en reprenant le même rire qui me cripse les veines. Je veux juste faire connaissance un moment.
- Je pense qu'on vient de le faire non ? disais-je le sourire forcé. On se revoit demain d'accord ?
- Attend Emma!
Je roulais des yeux et repris mon souffle. Un peu d'effort, juste un petit moment de supplice à supporter.
- Voici mon numéro.
Il me tendit une feuille avec des chiffres marqués dessus.
- Je n'ai pas de portable.
Je voulais me retourner mais il insista d'avantage. Je pris la feuille et la mis dans ma poche.
- Quand je serais libre je t'appellerais d'accord ?
- J'y compte bien Emma, dit-il plein d'espoir.
Elle me fit un signe de la main que j'imita aussitôt en me precipitant au bout de couloir. Enfin libre. Sans regarder devant je congnais Monica.
- Désolée, je ne voulais pas...
Elle passa en me toisant pleine de mépris. J'étais comme sous le choc
- Ça existe encore des cruches comme ça ?
Lucas était sortit un peu tôt pour signaler à sa tante qu'il rentrerait un peu tard. Ça me donne du temps pour observer le lycée. J'approcha la fenêtre qui donnait sur un espace luxueux rempli d'érudit ne voulant pas lâcher leur livre. Ça devait coûter une blinde d'étudier ici. Lucas doit me fournir plus d'informations sur sa facilité à m'avoir placée ici.
Ma curiosité m'empara. Je repensais à la matinée et à ce que j'ai eu comme vision. La mort du directeur et ce que la petite m'avait dit. J'allais donc vers la scène de crime. Je guettais à gauche à droite pour pouvoit pénétrer le bureau. Les policiers étaient loins je distinguais à peine ce qu'ils disaient.
Un pied au dessus de la banderole jaune suivit de l'autre et j'étais dans cette pièce sanglante. J'avais déjà du mal à respirer mais je dus couvrir mon nez avec mes mains. Cet odeur. Il n'avait pas emmener le corps.
J'approcha d'avantage. Le monsieur gisait là les yeux grandement ouvert et la bouche bavante. Le pauvre, il a tellement dû souffrir, ça se voit.
On dit qu'il a été empoisonné mais pourquoi encore le blesser ?
- Pour pouvoir prendre ce qu'il a de plus précieux.
Cette voix...
- Son coeur.
La petite fille. C'est effrayant comment j'ai pu très vite m'habituer à sa présence.
- Tu ne parle pas Emma ?
J'avais décider de l'ignorer. Je sais que ce n'est qu'une illusion qui me fera encore plus souffrir si j'y prête attention.
- Tu as donc décider de jouer à ça. Très bien.
Elle s'assit sur le bureau à côté du cadavre du directeur.
- Parce que je sais qui a fait ça.
Elle fait ça pour que je lui réponde. Non, pour moi elle n'existe pas. Elle n'existe pas.
- C'est l'une de tes congénères. L'une des nôtres.
Encore ses mots incompréhensible. Je tournais le talon et marchait lentement vers la porte par laquelle j'étais entrée.
- Et je sais pourquoi elle a fait ça.
Elle embrocha aussitôt sa main de le thorax du directeur pour ressortir un cœur battant. Je me retourna l'estomac en nœud pendant qu'elle approchait souriante, la viande saignante à la main.
- Observe bien ceci. C'est le moteur de tout être vivant ci-bas.
J'haleta rapidement.
- Sauf les végétaux bien sûr, s'empressat-elle d'ajouter, fière de son type d'humour. Observe bien ceci, chaque centimètre, chaque veine, chaque fibre formant ce bout de chair.
J'avais la nausée, mais bizarrement je fis ce qu'elle me dit. C'est la première fois que je voyais un organe et encore moins de si près.
- Tu ne veux toujours pas parler ? Tu ne veux pas savoir qui a fait ça ? Pourquoi avoir fait ça ? Arrête, je sais qu'il y a un bordel des questions qui s'entrechoquent là dedans, dit-elle me claquant un doigt sur le front.
Elle se mit à tourner autour de moi.
- Tu sais, lorsqu'une pièce s'abîme on la remplace. C'est aussi simple et logique que ça.
Nos deux regards se croisèrent.
- Pas besoin de parler. Parce que ce soir tu vas commettre un crime aussi morbide que celui ci.
VOUS LISEZ
Rat.
Mysterie / ThrillerEmma, 16 ans, est une jeune fille comme tant d'autres, mais elle ne vit pas dans la normalité. Elle le sait, car quelque chose ronge son âme. Une maladie insidieuse s'attaque à son corps, et elle sent son cœur s'affaiblir jour après jour. Pourtant...
