Chapitre 17 : Réel et irréel

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Je me réveilla dans un hôpital. Tout était blanc, du lit jusqu'au plafond. J'avais à peine quitter le lit qu'un homme, lui aussi habillé en blanc, venait à ma rencontre.

- Ah vous êtes réveillée! Comment vous sentez vous ?

- Mmh Bien, mentis-je.

Je regardais autour de moi.

- Que s'est-il passé ?

- Eh bien... Comment dire... Vous avez fait une crise cardiaque.

- Ah ?

- Et pas qu'une simple crise cardiaque. Nous avons procédé à des analyses de sang et divers examens d'imagerie comme l'ECG et nous avons détecté une accumulation de plaques entraînant un rétrécissement des artères coronaires, limitant ainsi le flux sanguin vers le cœur.

Il s'arrêta un moment.

- En quelques mots vous une maladie coronarienne.

- Pardon ? Je... Quoi ?!

- Vous n'avez absolument aucune raison de vous inquiéter. Vous avez eu de la chance que je vous ai vu sortir de l'école et vous écrouler si brusquement.

Il remis en place ses lunettes.

- Au fait, je suis le docteur David Harnold. Nous avons des excellent cardiologue qui prendront tous leurs temps pour vous examiner encore plus. Comment vous appelez-vous ?

- Emma... Emma Saint-Etienne.

- Ravi de vous rencontre mademoiselle Emmanuella. J'imagine que c'est ça votre prénom au complet ? dit-il dans un rire.

- J'imagine aussi, fis-je un peu gênée.

- Je reviens tout de suite, ne bougez pas d'accord ?

- D'accord.

Il s'en alla.

- Il ment.

Mon interlocutrice mystère venait de faire son apparition.

- Tu ne vas pas bien du tout Emma. Pas du tout.

Je fixais cette gamine démoniaque.

- Mais moi je pourrais t'aider.

- Si tu veux m'aider ferme là je t'en prie.

- Tu m'as répondu! C'est un honneur.

- On va dire que c'est dure de se taire devant un tel agacement. Je crains que ça ne puisse jamais s'arrêter.

- C'est plutôt la fin de la journée que tu devrais craindre.

Je me leva lentement de mon lit pour mieux la voir.

- Parce que ce soir tu vas mourrir. Tu en as pour quelques heures.

- Hum, fis-je avec un sourire.

- Le docteur a atténué ta situation. C'est grave ton cœur meurs à vue d'œil.

Je continuais à la fixer. Je déteste quand elle parle comme ça, d'une façon pas du tout rassurante, sûre d'elle.

- T'as du mal à respirer. Du mal à voir. Regarde toi tu peine à tenir débout. Hier tu étais pourtant en forme, et aujourd'hui d'ailleurs.

Elle s'approcha le visage moqueur.

- Tu vas rester là t'éteindre à petit feu ? Voyons, Emma.

Je sentis ma rage qui jaillissait en moi mais surtout mon impuissance face à cette dure réalité folle que j'étais en train de vivre.

- Bon, ok, dis la gamine. On va dire que le temps ne joue pas pour nous aujourd'hui. Alors c'est ton jour de chance. Pose toutes les putains de questions que tu veux. Je te promets de répondre.

- Pourquoi tu répondrais tout d'un coup.

- Parce que j'ai vraiment besoin que tu coopère avec moi sur ce coup là.

- Coopérer pourquoi ?

- Pour notre survie.

- Tu sais quoi ? Ça ne sert à rien. Même quand tu réponds à mes questions tu reste incompréhensible. Tu joue beaucoup trop la meuf énigmatique.

- Si tu veux.

Elle s'assit sur mon lit.

- Tu es réelle ? demandais-je.

- Oui et non.

- Tu recommences.

- Disons que je suis comme... la moitié de ton âme. J'ai un pied dans le monde réel et un pied dans l'imaginaire qui est... ta tête.

Je me taisais. Ce qu'elle commençait à dire commença à m'intéresser malgré moi.

- Comment c'est possible ? demandais-je.

- C'est toi qui me matérialise Emma, dit-elle en me regardant d'un air sérieux. Toi et toi seule. Nous sommes toutes les deux reliées.

Je lui renvoyais son regard avec plus d'intensité.

- Et si on ne fait rien là maintenant, on va mourrir toutes les deux.

Aucun mot ne sortit de ma bouche. La petite se déplaça vers la fenêtre et l'ouvrit par la pensée. Maintenant je pouvais n'importe quel mot venant d'elle.

- Tu viens ?

Rat.Des histoires addictives. Découvrez maintenant