Un corps à la dérive, dans un nuage de pensées
Sans dessus-dessous, ni départ ni arrivée
D'un coup j'abandonne mes rêves,
De toute façon je les oublie.
L'enfant dans mon corps, submergé•e par des couches de peau
Tente de survivre au fracas du barrage qui a cédé
J'apprends à chercher dans les décombres, dans le courant qui m'assaillent,
Dans les marées de vase qui coulent de la brèche
Je suis comme sous le choc ;
— anesthésié.
Le barrage a cédé, je ne sais pour quelle raison, et me voilà sidéré.
Un orage de neige.
Sidéré, je regarde mon corps être emporté par une vague dont je ne réussis pas à saisir la violence. J'en viens à me demander si ce n'est pas moi qui ait brisé le barrage sans m'en rendre compte.
Ce corps a la dérive (a) agit inconsciemment, s'aggrave.
Je ne suis qu'un corps qui dérive dans une marée humaine. Je ne sais même plus nager. Et pourquoi faire ? Pour écraser d'autres en me relevant ? Est-ce que je le mérite ?
Nuages et torrent, quelque part entre le fracas des vagues, entre la caresse d'une plume et le silence engourdissant des abysses.
A la recherche d'une torche dont je sais être læ détenteur•ice.
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mess
RandomC'est un don du ciel une grâce Qui rend la vie moins dégueulasse J'm'étais fait mal en balançant un pavé J'm'étais foulé la ch'ville du bras, le poignet Just come home I'm radioactive Everyone's normal, aren't they ?
