☠️ Elliot ☠️
La nuit était tombée depuis longtemps, mais la maison semblait plus vivante que jamais. Les murs de verre reflétaient la faible lumière des lampes, créant des éclats mouvants, presque hypnotiques. J’étais seul dans l’ombre, chaque mouvement mesuré, chaque respiration contrôlée. La pièce où je me trouvais était étroite, oppressante, et le sol glissait sous l’humidité et le sang séché. Mon cœur battait, non pas d’adrénaline pour moi, mais pour l’effet que j’allais produire. Ce n’était pas un jeu, pas une démonstration de force. C’était nécessaire. Pur. Brutal.
L’homme en face de moi tremblait. Sa respiration était saccadée, ses yeux écarquillés cherchant une issue que je ne lui offrirais pas. Il avait sous-estimé ce que signifiait croiser mon chemin, et maintenant, il payait le prix de son arrogance. Chaque instant où il restait silencieux, à supplier, à geindre, renforçait ma conviction : il ne méritait pas ma pitié.
__ Tu penses pouvoir manipuler mes affaires et t’en sortir indemne ? dis-je, la voix basse mais glaciale. Le son résonna dans la pièce, réverbérant sur les murs nus.
— N… non, Elliot… je… je ne voulais… balbutia-t-il, mais sa voix se brisa avant même la fin.
Je m’avançai d’un pas, mon ombre engloutissant la sienne. Mon regard ne laissait aucune échappatoire. Le silence pesait sur lui comme un marteau. Je sortis mes gants, et le bruit sec du cuir claquant contre mes paumes résonna dans la pièce. Le frisson qui traversa son corps me donna une satisfaction froide.
— Ce que tu as fait… murmurai-je. Je ne laisse jamais traîner les dettes. Pas même les petites. Pas même toi.
Il tenta de détourner le regard. Je souris, un mouvement rapide mais dénué de chaleur. Il ne pouvait pas m’échapper. Pas ici. Pas maintenant. Chaque mouvement qu’il faisait était anticipé, chaque respiration calculée.
J’attrapai un couteau sur la table, ses reflets lumineux me renvoyant mon propre visage, déterminé et cruel. Le sang séché sur mes mains me rappelait les batailles passées, les promesses de protection, et l’ombre que je portais en moi. Je ne faisais pas ça pour la vengeance personnelle. Je faisais ça parce que c’était nécessaire, parce que dans ce monde, la faiblesse signifiait mourir.
— Tu comprends ce que ça signifie de me trahir ? demandai-je, chaque mot pesant comme une pierre.
— P… pas vraiment… je… je vous jure que je…
— Silence.
Ma main le saisit par le col, et je le plaquai contre la table. Le bois craqua sous son poids et son corps tressaillit sous la pression. Le couteau approcha lentement, effleurant sa joue, et je vis son sanglier se dresser sous ses yeux. Un détail qui aurait pu me surprendre autrefois me laissa maintenant indifférent. J’étais concentré, méthodique.
Il hurla. Et c’était bon. Pas parce que j’étais sadique — non. Mais parce que sa peur était une vérité qu’il devait comprendre. Le monde dans lequel nous vivions n’était pas clément. Et moi, j’étais le juge de cette justice implacable.
Chaque mouvement que je faisais, chaque coup précis, chaque pression sur sa peau me rapprochait de la libération intérieure. Les marques, les cris, le sang éclaboussant mes vêtements… tout cela témoignait de la réalité que j’avais choisie de porter, pour protéger ceux qui comptaient pour moi.
Au milieu de cette scène, mon esprit dériva brièvement vers Isis. Elle n’était pas là, et c’était mieux ainsi. Elle n’aurait pas supporté de voir la brutalité que j’infligeais. Et pourtant, une part de moi ressentait une tension différente. Une énergie que je ne pouvais ni expliquer ni ignorer. Mon obsession pour elle n’était pas seulement protectrice, elle était viscérale, sombre, dangereusement intense.
— Tu veux savoir pourquoi tu es là ? demandai-je, ma voix s’adoucissant à peine, trahissant un instant de vulnérabilité que je n’accordais à personne.
Il secoua la tête, incapable de parler.
— Parce que je dois montrer que la faiblesse a un prix. Et que je ne tolère aucune erreur autour de moi. Pas avec eux. Pas avec moi. Pas avec elle.
Le sang collait à mes doigts, mais je ne m’en souciais pas. Chaque goutte était une marque, un message. Et chaque cri était un avertissement pour ceux qui oseraient défier mon monde.
Le silence retomba après qu’il eut enfin perdu toute résistance, laissant uniquement le souffle rauque de ma victime et le goût métallique du sang dans ma bouche. La pièce semblait respirer avec moi, un rythme lourd et méthodique. Je laissai tomber le couteau, mes mains encore tremblantes, recouvertes de traces rouges.
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Quelques heures plus tard, je rentrai dans la maison principale. Tout était calme, presque irréel. Le monde extérieur ignorait la tempête qui venait de se produire dans l’ombre. Isis, quant à elle, était dans sa chambre. Je sentais son énergie même à distance, une force fragile mais persistante, qui m’obsédait et m’énervait à la fois. Mon obsession et ma vigilance pour elle ne faibliraient jamais.
Je m’approchai de l’escalier, et pour un instant, je la vis à travers le reflet des vitres. Elle avait allumé une lampe, et sa silhouette se découpait contre la lumière. Elle bougeait, nerveuse, absorbée dans ses pensées. Je pouvais presque sentir ses émotions à travers la distance : la peur, l’excitation, l’inquiétude. Une part d’elle cherchait quelque chose que je ne pouvais pas lui donner encore, mais que je voulais protéger à tout prix.
— Déesse… murmurai-je pour moi-même, juste assez bas pour que seuls les murs puissent entendre.
Je n’avais pas le droit de m’approcher plus. Son monde devait rester intact, au moins pour un peu. Elle ne savait rien, et je voulais que cela reste ainsi. La lettre, les messages cryptés, tout ce mystère… je devais la laisser découvrir ses propres indices, sentir le danger rôder sans qu’elle soit directement confrontée à la violence que je pouvais infliger.
Je m’installai dans mon fauteuil, couvert de sang, et laissai mes pensées vagabonder. Chaque fois que je pensais à elle, mon esprit se divisait entre la volonté de la protéger et l’envie de la tenir contre moi, dans une proximité que je n’avais jamais autorisée à personne. Une tension silencieuse, électrisante, palpitante. Le genre de tension qui ne se libérerait pas facilement, pas avant qu’elle comprenne pleinement l’ampleur du monde dans lequel elle avait été jetée.
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Plus tard dans la nuit, alors que je révisais les mouvements et les pièges que j’avais posés pour la sécurité de la maison et de notre réseau, je sentis quelque chose vibrer dans ma poche. Un message anonyme, cryptique. Le genre de message qui ne te dit rien directement, mais qui t’alerte. Je laissai tomber le téléphone, le fixant un instant. Ce message ne concernait pas Isis directement, mais il évoquait les mêmes indices que j’avais ressentis ces dernières semaines. Le danger approchait, et je devais être prêt.
Je me levai, nettoyant rapidement le sang de mes mains avant de monter à l’étage. La maison dormait. Isis, elle, était seule dans sa chambre. Et je sentais cette énergie qui émanait d’elle, cette combinaison de peur et de force qui la rendait unique.
Je m’arrêtai devant sa porte, mon regard glissant sur le bois poli. Elle ignorait tout, et je voulais que cela reste ainsi pour le moment. Elle devait sentir le danger, mais pas encore le toucher. Elle devait être préparée sans être brisée.
— Déesse… pensais-je encore, mon souffle se glissant dans l’obscurité.
Je savais que les prochaines semaines ne seraient pas faciles. Les pièges, les missions, les attaques… tout allait converger vers elle. Et moi, je serais toujours là, dans l’ombre, prêt à frapper, prêt à protéger, prêt à la rapprocher d’un monde qu’elle n’avait jamais imaginé.
Mais au fond de moi, une autre vérité subsistait, sombre et insidieuse : cette obsession pour elle, ce mélange de protection et de désir, ne me laisserait jamais tranquille. Et je ne voulais pas qu’elle le sache. Pas encore.
Car dans ce monde, la lumière d’une déesse pouvait briller… mais seule l’ombre savait réellement ce qu’elle coûtait.
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Le chapitre 12, j'espère que vous avez aimé le point de vue d'Elliot.
Kiss. F❤️
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Isadora ( En suspens )
ActionElle a été détester et maltraité pendant toute son enfance par ses parents et à été envoyé chez sa tante qui l'a traitera comme une domestique et l'a fera vivre un enfer, jusqu'à vouloir mourir pour échapper à sa vie merdique mais la mort l'a fuyait...
