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Je ne vais pas vous faire attendre plus, voici le chapitre suivant ! 😏

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- Faudra qu'on teste, je suis pas sûr d'aimer ça.
« Je l'ai goûté, s'exclama-t-elle, je peux t'assurer que tu vas aimer. »

Il sourit légèrement en mettant la main dans sa poche. Elle ne savait pas qu'il ne mangeait plus de cannelle depuis qu'elle en avait fait une allergie. Il s'en était voulu de lui avoir tendu ce biscuit, lui avait tenu la main sur le chemin de l'hôpital et avait fini paniqué dans la salle d'attente alors que les parents de Sakura et son frère le rassuraient. Il avait 15 ans à ce moment-là et ils venaient de se rencontrer. Avec le temps ça lui était passé et elle pouvait en manger sans problème mais lui n'avait jamais digéré.

« Ça remonte au lycée, songea la rose, qu'est-ce qu'on aimait sortir en douce. »
- C'est toi qui me traînais dans tes conneries.
« Parce que tu disais toujours oui, gloussa-t-elle. »

Parce qu'il l'aimait, pensa-t-il. Dès l'instant où Naruto les avait présentés, il l'avait aimée. Il avait vu dans ses yeux, une âme aussi vive et puissante qu'un tsunami. Elle lui avait souri, de ce visage encore joufflu par l'enfance et il avait rougi.

« Tu te souviens de cette dame ? Celle qui vendait les beignets à la cannelle près du lac ? »

Il pouvait entendre son sourire à travers le combiné.

- La vieille folle. Dit-il.
« Elle était pas folle... elle débordait d'amour c'est tout. »
- Ouais bah elle me soûlait à vouloir nous refiler ses beignets ratés.
« Ils étaient gratuits. »
- Encore heureux, on était des gosses, on avait pas d'argent.
« Pas moi. »

En effet, il avait tendance à l'oublier. Sakura n'avait jamais étalé sa richesse, si bien qu'il l'avait cru comme eux au début. Il lui racontait ses problèmes d'argent et elle répondait toujours comme si elle comprenait. Ce n'est que quelques mois plus tard, lorsqu'elle l'avait invité chez elle, qu'il avait compris.

- T'étais bien la seule à avoir de l'argent de poche.

Elle haussa les épaules mais il ne put le voir.

- Je me demande ce que t'en faisais d'ailleurs. T'avais toujours l'air de pas avoir d'argent.
« J'ai investi dans la jeunesse de Jean-Christophe. C'est dur d'élever un enfant. »
- C'est dingue qu'il soit pas encore crevé.

Elle cligna des yeux, profondément choquée.

« Ça va pas ? »
- Je déconne. Rigola t-il.

À moitié. Ce bouledogue français s'accrochait à la vie comme une vieille mégère. Sakura secoua frénétiquement la tête.

« Je n'ai jamais compris pourquoi tu détestais mon chien. »
- C'est lui qui me déteste. Il me gueule dessus chaque fois qu'il me voit, et puis il m'a chié dessus pendant que je dormais.

Elle éclata de rire en glissant un regard vers son chien endormi.

« Il doit comprendre quand je parle avec toi, il aboie à chaque fois qu'on s'appelle. »
- Quel fou celui-là.

Il secoua la tête et ralentit le pas. Il était presque arrivé à sa destination mais ne souhaitait pas raccrocher. Chaque fois qu'ils s'appelaient, le début était gênant, ils ne savaient pas quoi se dire. Mais plus la conversation se prolongeait plus ils avaient de choses à dire. Les doigts du brun se crispèrent et elle dut le sentir car elle inspira longuement.

« Quand est-ce que tu reviens ? Demanda t-elle doucement. »
- Je sais pas encore mais je vais pas m'éterniser.

Il l'entendit souffler.

Brûle Papillon - NaruhinaDes histoires addictives. Découvrez maintenant