22. Explosion

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22. Explosion
































ALIX


























Actuellement dans mon bureau, je déballe le plus rapidement possible mes affaires. Je viens de déposer Eden à l'école et j'ai moins d'une heure pour terminer de préparer une réunion très importante : aujourd'hui c'est le lancement du produit Lexoria Partners X Neptunes Industries. Par conséquent, la réunion doit être parfaite, je vais présenter de nouveau tous les détails juridiques afin de m'assurer que tout le monde soit d'accord une dernière fois. Ce sera la dernière réunion où Owen et son équipe seront présents. Je ne veux absolument pas que le changement dans ma vie ait un impact sur mon travail. Je dois rester professionnelle à 100%.

Je ne peux plus laisser se reproduire des dérapages comme celui de la semaine dernière. Ce serait nous faire de faux espoirs, à Owen et à moi-même.








Comme chaque jour de travail, je commence par me rendre à la machine à café.

Il y a déjà un de mes collègues présent, Attilio, si je m'en souviens bien. Je lui dis bonjour poliment et sélectionne ma boisson affichée.

—Un caramel macchiato comme d'habitude, m'interroge Attilio avec un sourire dragueur placardé sur le visage.

—Euh oui.

Je doute très fortement qu'il connaisse mes habitudes. Je pense surtout qu'il a lu en gros le nom de ma boisson. Je sens ses yeux me détailler et ça me met mal à l'aise.

— Je peux te dire quelque chose, Edwards ?

Attilio prend appui sur la machine à café comme les mecs qui veulent se donner un genre dans les séries. Il n'attend pas que je lui réponde et poursuit.

— Tu sais, je n'avais jamais vu une femme noire aussi belle et aussi douce que toi. Il asséna cette absurdité comme une vérité absolue.

Je fronce instinctivement les sourcils quand j'entends sa remarque qui est totalement déplacée. Je crois avoir mal entendu. Très sincèrement, je l'espère.

—Et qu'est-ce que ça signifie au juste, je demande en sentant une colère monter.

Et puis comme un simplet, il me répond comme si c'était évident.

—Bah généralement, les femmes noires sont plutôt du type sauvage voire agressive mais toi tu parais douce.

Mais c'est lui qui est con ou c'est moi qui suis mentalement au-dessus de lui ? Il est pas sérieux ? Non mais ça veut dire quoi au juste «  les femmes noires sont du type sauvage voir agressive » ?

Je me tourne vers lui et prends soin de lui écraser le pied grâce au talon aiguisé de mon escarpin.

—Et bien moi aussi j'ai quelque chose à te dire Attilio.

Je vois son visage rougir de douleur.

—Oui oui mais tu m'écrases le pied, Alix.

—Oui je sais, mais laisse-moi te dire d'aller te faire foutre. Ton compliment n'en est pas un. Pareil pour tes capacités en drague qui sont inexistantes, tu peux aller voir ailleurs si j'y suis. Ta réflexion en plus d'être misogyne est raciste, pauvre merde.

UN CŒUR | Tome 1&2Des histoires addictives. Découvrez maintenant