Chapitre 39

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- Comme je le disais avant que ton ami Niall ne m'interrompe, c'est à cause de moi que tu es dans cet état. Je m'en veux tellement! Je ne sais pas pourquoi je ne t'ai pas pardonné tout de suite... C'est une question de fierté j'imagine... En tout cas, je suis désolé Alessia. Désolé d'être un connard. Désolé d'avoir gâché ton existence. Désolé de t'avoir mené la vie dure alors que tu ne le méritais pas. Je vais y aller maintenant, je m'endors sans le vouloir. Mais avant de partir, je veux que tu me promettes une chose, même si tu ne peux pas parler. Je veux que tu sois toujours en vie la prochaine fois que je viendrais te voir, je lui dis.

Je me lève et m'arrête devant la porte. Je veux l'observer encore une fois avant de partir. Ses cheveux légèrement frisés tombent en cascade sur les côtés de sa tête. Ses yeux sont fermés et sa bouche ne montre aucune émotion particulière. Je ne peux pas savoir si elle m'a entendu ou si elle a seulement senti ma présence. Je ne peux pas non plus savoir si elle est consciente de ce qu'il se passe autour d'elle ou si elle est comme dans un rêve. Sincèrement, j'espère pour elle qu'elle n'en a pas conscience. Je suis conscient qu'elle ne m'aurait pas entendu, mais au moins, elle ne ressentirais pas la douleur.

Je lui jette un dernier regard et sort de la pièce. J'arrive malgré ce que je croyais à retrouver mon chemin jusqu'en bas de l'hôpital. Pour éviter de me retrouver dans le même état qu'Alessia à cause de ma fatigue, je décide d'appeler un taxi. De toutes façons, je n'ai pas vraiment le choix. Il faut vraiment que je pense à m'acheter une voiture. J'en ai bien besoin.

À peine ma tête fut-elle entrée en contact avec l'oreiller, que je sombre dans les bras de Morphée. Mes rêves sont peuplés d'accidents de voiture, de chambres d'hôpital et de médecins débordés.

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