Chapitre I : Stan

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"Je ne me suis jamais senti à ma place, nulle part. J'ai des copains, des copines, des connaissances mais pas vraiment d'amis. Une famille ? Pas vraiment je vis avec ma tante, je l'aime mais c'est extrêmement compliqué. Mon prénom ? Je l'aime pas. Je me suis renommé, "Stan", j'ai 15 ans je suis un adolescent de ce qu'il y a de plus banal blablabla... On s'en fou.".

- C'est ça ta biographie ? Ça fais pitié ! hurla Clarissa d'un air moqueur, mettant fin à mon monologue plus que problématique. Sa voix avait résonné à travers tout le hall extérieur du lycée, là où tout les élèves attendaient leur bus.
C'était un devoir de classe que l'on devait rendre le jour suivant.

- C'est toi qui fait pitié pauvre fille va ! rétorquais-je piqué par sa remarque.

Elle me lança un regard noir. Ses yeux ébènes me troublaient toujours. Clarissa était une très belle fille. Elle avait de grands cheveux bruns et des yeux en amande. Son long cou lui donnait un air majestueux, ses cheveux la plupart du temps lissés lui arrivaient au bas du dos. Elle avait pour habitude de s'habiller de manière provoquante, ce qui lui valait la sympathie des garçons et la jalousie des filles.

- T'es sérieux ? Je te fais la gueule ! dit elle.

- Ok. fis-je en imitant grossièrement une moue indifférente.

30 seconde passèrent et on éclata de rire. Je l'adorais Clarissa. On était aussi perchés l'un que l'autre. On s'étaient retrouvés dans la même classe en 4e et depuis, on ne s'était jamais quittés. L'arrivée au lycée pour nous fut plutôt difficile. Beaucoup de gens avaient essayé de nous séparer, en vain. C'est peut être pour cela qu'on restaient a l'écart de notre classe.

- Vas-y, j'y vais mon bus viens d'arriver, dit-elle.

- Bisous. Lui dis-je en guise d'au revoir.

Je vis mon bus arriver quelques minutes plus tard.
30 minutes après j'étais chez moi.

" Une fois que les ténèbres sont entrés en toi, il n'en sortiront pas "

En poussant la porte de l'appartement que ma tante louait depuis maintenant 5 ans, instinctivement, je remarquais que c'était vide. Personne. Ça puait. La porte d'entrée donnait directement sur le salon qui était plutôt spacieux et très bien décoré, faut dire que ma tante avait un don pour la décoration. Mais... l'odeur. Cette odeur inhabituellement nauséabonde. Ma tante devait avoir laissé quelque chose pourrir dehors. J'inhalais l'odeur pour essayer d'en déterminer la provenance. Ça piquait les narines. Je soupirais d'agacement. L'odeur me brûlait maintenant la gorge. Puis ce fut au tour de mes yeux. Je ressentis une brûlure profonde dans ma poitrine... Puis plus rien.

Il faisait noir.

Je ne savais pas où je me trouvais.

- ... Je ne sais pas. Rétorqua une voix, comme si elle avait lu mon interrogation dans mes pensées. Ou alors ? Était-elle dans mes pensées ?

Je me sentais bien, serein.

Il faisait noir, très noir. La voix me tenait compagnie. Elle avait l'air tout aussi perdue. Enfin moi je ne me sentais pas perdu. J'étais plus "curieux". Confus. Mais confiant.

- Es tu un nécromancien? Interrogea la même voix.

Je n'osais pas répondre. Un nécromancien ? Je ne savais même pas ce que c'était.

Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là. Une minute ? Une heure ? Ou bien un jour ? Le temps n'existait pas là où je me trouvais. Je le ressentais. En tout cas mes yeux ne voyait rien d'autre que du noir, un noir profond, brouillon. J'essayais de me mouvoir, en vain. Je semblais flotter.

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⏰ Dernière mise à jour : Apr 03, 2018 ⏰

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