Chapitre 2 : Le cahier orange d'un délinquant

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Seconde partie

« Le cahier orange d'un délinquant »

« Le Samedi est indigo, comme la curiosité. »

Yuhia ouvrit difficilement ses yeux, sa première vision était flou, elle n'arrivait pas à voir ce qui l'entoure. Bien heureusement pour elle, la lumière qui éclairait la pièce dans laquelle, elle se trouvait, était faible. Où suis-je tombée ? Au paradis ? pensa-t-elle. Sa vision se fit de plus en plus précise, la jeune fille réussit enfin à discerner une table basse en face d'elle et une mini télé. Il y a donc des Télévisions au paradis. plaisanta la lycéenne intérieurement. Au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient, sa vision des choses lui paru plus clair, elle était allongée sur un canapé, couché sur le côté avec une couverture sur elle. Yuhia voulut se relever pour aborder une position plus confortable mais une violente douleur sévit son pied, pour lui rappeler qu'elle était, bel et bien, dans le monde réel et non pas au paradis. La jeune lycéenne arriva à une conclusion : on l'avait retrouvé et amené après qu'elle se soit évanouie. Elle ne se souvenait plus de sa dernière vision, qu'elle avait eu avant de perdre connaissance. Décidant de ne pas bouger, Yuhia préféra observer, plus en profondeur, son environnement. A première vue elle était dans un mini salon d'appartement. La lycéenne sentit une odeur délicieuse, suite à cette délicieuse odeur son ventre se manifesta en grondant. Rougissante de honte, Yuhia implora son ventre d'arrêter cette rebellion et de se tenir tranquille. Cherchant une autre occupation pour oublier sa faim, la jeune fille aperçut du coin de son œil, une couleur orange flache. Oubliant soudainement sa faim et sa douleur, la jeune fille décida de s'assoir sur ce canapé, pour mieux voir ce qu'elle avait capté. Yuhia avait maintenant un plus grand angle de vue et pût s'apercevoir que cette couleur, émanait d'un grand cahier qui était fermé. Sur la première de couverture, elle pût observer de petits gribouillages, des mots anglais accompagné de petit dessin. La curiosité l'emporta sur sa faim. Trouvant enfin une occupation intéressante, Yuhia tendit le bras pour attraper le fameux cahier orange sans réfléchir à savoir qui était son propriétaire. J'espère que la personne qui m'a sauvé ne va pas m'en vouloir, pensa-t-elle en ouvrant le grand cahier A3.

C'est à son plus grand étonnement qu'elle y découvrit, avec émerveillement, plusieurs œuvres de paysage à couper le souffle, de page en page, la jeune fille découvrait des paysages, des mondes, plus beau les uns que les autres. Des images qu'elle n'avait encore jamais vu. Le monde de l'auteur. C'est tellement magnifique... Mais un détail attira quand même son attention. Il n'y avait aucune forme humaine dans ces dessins, pourquoi ? Le dessin suivant n'était pas terminé, on pouvait le deviner à ses nombreux coups de crayon incertain. La couleur n'avait pas encore envahit le dessin il n'était pas terminé. Laissant place à son imagination, la jeune fille supposa que c'était une forme animal ou humaine. Elle ne saurait dire laquelle était exacte. Une forme couchée sur un parterre invisible, on aurait dit que le corps flottait dans le vide. Je me demande si c'est pris dans la réalité. Le cahier de dessin s'échappa de ses mains, surprise par cette action, Yuhia leva son regard vers la personne qui lui avait pris le livre des mains. Malgré la faible lumière de l'appartement, elle pût voir le visage de la personne qui s'était approché sans qu'elle ne s'en rende compte. C'était un homme, qui devait avoir son âge, il avait les cheveux court relevé légèrement en pique de couleur brun avec des yeux verts qui l'a regardaient froidement. La lycéenne sentit son sang ne faire qu'un tour. La surprise et la peur venaient de parcourir son corps. Elle ne l'avait pas vu s'approcher d'elle. A la vue de ce vert émeraude, des images de la nuit dernière lui revint en mémoire, celle d'un homme qui l'avait menacé dans un premier temps avec une batte de baseball et qui par la suite l'avait aidé. Et c'était cette même personne qu'elle avait vu, avant de s'évanouir dans la ruelle, près d'une benne. Ce fût le jeune homme qui brisa de nouveau le silence.

[AS] [Kentin] Le cahier orange d'un délinquantOù les histoires vivent. Découvrez maintenant