II/Au front

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Dans ce côté sombre, les jours, les mois et les années ne signifiaient rien, je flottais dans l'inconnue, aucune couleur ni odeur, juste le bruit des soldats  qui criaient et hurlaient sous les balles traçantes autour de moi. L'ouïs était donc ma seule arme dans cette obscurité. Je retrouve pas la suite le toucher qui amène à  la douleur, une pressions s'exerce sur mes jambes qui m'indique que je suis coincé. Mes sens me reviennent peu à peu, et je retrouve l'essence même de la peur, qui est la raison pour laquelle je me suis engagé, surmonter cette peur. Mon père m'a dit un jour que la peur est constamment présente, il faut juste l'accepter, j'ai su par la suite que je ne pourrais jamais la fuir, alors pourquoi ne pas tout simplement y vivre dans cette peur. Je pense être rentré dans l'armée pour que jour je puisse être touché assez profondément et que s'écoule de cette blessure toute ma souffrance que je contiens depuis tout ce temps. En pleine réflexion dans mes pensées les plus sombres j'entends une voix, une voix assez familière : « Lève-toi soldat !!!! ».

Serais-se le commandant Titus lui-même qui aurait survécu à se crache ? Malgré mon air ébahit  cela ne m'étonne pas vue sa carrure, son armure imposante et ses blessures de guerre que l'on pourrait comparer à des médailles. Titus me cria de nouveau : « Dépêche-toi soldat nous avons besoin de toi !!! ». Par sa voix grave et déterminé, j'ouvris les yeux, et derrière cette poussière que les obus faisaient tournoyer dans cette atmosphère de guerre, je vis des bâtiments en ruine, des soldats recouvrant le sol par leurs sangs qui giclait sur ceux encore debout. Le faite de ne pas avoir mis leurs amures en avance faisait taire leurs arrogances. Mon cœur était prêt à sortir de ma poitrine, une forte pression s'exerçait sur mes épaules, se cracher en plein milieu de la ligne de front était une catastrophe. Les soldats tombaient un par un à la chaîne devant les yeux ébahit du général Titus et moi. Les kragons arrivaient par millier alors que nous étions une centaine, seul 2 soldat pouvaient encore faire l'affaire. Je ne pouvais que suivre les ordres du commandant, ma place était dans son ombre car dans ce carnage incessant, sous cette pluie de sang, devant cet acte héroïque que nous montrais Titus notre commandant, la terre c'est mise a tremblée.

Et de nul part sorti l'une de ces créatures qui d'un coup sec emporta les deux jambes de notre commandant. Avoir provoqué notre crache ne suffisait donc pas, il fallait aussi qu'ils donnent un handicape a notre meilleurs combattant. Je ne pouvais accepter cette vision d'horreur car si ce kragon avec surgit quelque mettre après le commandant, se sont mes jambes qu'il aurait emportée. Titus continuait à se battre, à se demander si il ne ressentait pas la douleur, son visage n'inspirait toujours pas la peur; je protégeais donc ce qui restait de lui. Dans ce carnage, derrière ces ruines qui nous abritait il me dit: «Soldat, il ne reste plus qu'une poignée d'homme, le sang qui s'écoule de mon armure n'est plus celui des ennemies, à deux nous pouvons encore accomplir cette mission, si tu me porte sur ton dos nous pourrons nous en sortir». Apres avoir analysé la situation, il m'as fallut prendre une décision dans ce désordre, le crie des ennemies nous assourdissant m'empêchait de réfléchir alors que la solution était juste devant mes yeux. En face, à cents mètres de nous, un bâtiment était toujours debout, mon choix se fit et en mettant le commandant sur mon dos j'ai croisé une dernière fois son regard n'inspirant aucune émotion.

Avant de sortir de notre position je fis passer le message aux escouades encore debout puis d'un pas décisif j'ai commencé à courir en ressentant les kragons qui se rapprochait à cause de notre replis. Dans mes oreillette je n'entendais plus le souffle des soldats, juste les tires du commandant Titus qui couvrait mes arrières tout en étant sur mon dos. Il ne restait donc comme seul objectif, celui d'atteindre le bâtiment. Mes forces me quittaient peu à peu alors qu'il ne restait plus que quelque mètre et sous un bruit sourd, un balle traverse ma jambe droite. Je perdit l'équilibre, j'ai donc décidé de réunir mes dernières force dans celle qui me restait et dans une dernière poussée nous sommes rentré dans ce bâtiment dont l'entré fut bouché immédiatement par des pierres.

Nous étions enfin en sécurité, ce qui me permettait d'effectuer les premier secours sur le commandant qui après l'avoir détaché de mon dos, n'était plus qu'un bout de chère enveloppé d'une boite de sardine. Des balles l'avait parsemé de troues, son armure fut repeint par la projection de son sang. En regardant son visage, je vis une émotion, une larme coulant sur sa joue accompagné d'un sourire alors que son cœur ne battait plus. C'était un homme courageux qui c'est battu jusqu'au bout en protégeant son escouade et c'est cette image que j'ai gardé de lui. En prenant l'équipement encore utilisable sur son armure un crie retentit.

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⏰ Dernière mise à jour : Aug 03, 2017 ⏰

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