Chapitre 2

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De nos jours, les gens se permettent de décider de l'avenir ou même de la personnalité d'une personne alors qu'ils n'en ont aucun droit. On choisit pour les gens, alors qu'ils sont capables de le faire eux-mêmes. Prenons un exemple, selon les clichés, les hommes sont censés travailler et se reposer tandis que les femmes doivent rester à la maison pour s'occuper des enfants. Un autre exemple, les hommes sont considérés comme des êtres forts, alors que les femmes sont traitées comme des personnes faibles. Heureusement pour nous, tout le monde n'a pas cette vision de pensée horrible, mais il reste quand même des personnes avec cette mentalité, en disant ça, je pense bien sûr à Kyle. Mais il n'y a pas que sur le sexe qu'on catégorise les gens, on les met également dans des groupes de classes sociales. Il est clair que la fille du président n'aura pas les mêmes choix d'avenir que cet enfant, qui a été abandonné et recueilli par la boulangère d'une petite ville inconnue de tout le monde.

Pour ma part, je n'ai jamais eu de soucis au niveau de ma catégorie sociale. J'ai toujours vécu avec ma mère et mon frère, notre père étant parti quand j'avais 3 ans. Je vous arrête tout de suite, nous ne sommes pas milliardaires, je n'ai juste jamais voulu faire un métier qui nécessite des années d'études, ce n'est pas trop mon truc l'école. Je préfère la simplicité, c'est d'ailleurs pour ça que je suis serveuse au Riverwood, un bar de Lakewood, la ville où j'ai grandi et où je vis encore maintenant. J'aime bien ce métier, c'est très simple et on peut sympathiser avec tous les clients.

— Freya, tu vas te changer, on ferme dans dix minutes, me lance mon patron.

Je pose mon chiffon sur le bar et me dirige vers les vestiaires. Je jette mon t-shirt, jaune moutarde avec le nom du bar écrit en rouge, tout sale au sol.

Ary a su me redonner de l'espoir l'autre jour en me parlant des autres groupes de bikers qui pourraient peut-être me recruter, je vais me donner à fond pour lui, pour Caleb, pour mon frère. J'ai vraiment cru que tout était fini quand Kyle m'a remballé, mais mon frère m'a toujours dit : « Il y a une solution à tout Freya, et si tu ne l'as pas encore trouvé, cherches encore. »

Hier, j'ai reçu le fameux message d'Ary avec les adresses où il faut que je me rende. Il y en a deux à Cleveland et un ici à Lakewood. Ce sont eux que j'ai choisis, les Devil's Arms, car ils se trouvent à proximité de chez moi. Je ne connais pas Lakewood par cœur, c'est une grande ville, mais il me semble que le lieu que l'on m'a indiqué n'est pas très loin du Riverwood. Je ne travaille pas demain, je vais pouvoir en profiter pour aller les voir, en espérant qu'ils n'aient pas la même mentalité que Kyle.

— Maman, je suis rentrée ! m'exclamais-je en refermant la porte de la maison.

— Freya, tu en as mis du temps...

— Oui, je sais, ma voiture ne voulait pas démarrer. Tu as besoin d'aide pour faire à manger ?

— Non, ma chérie, j'ai déjà tout préparé. On a des invités ce soir, m'informe-t-elle.

— Ah oui ? Qui ça ? Tu aurais pu me prévenir.

— Nos voisins. Les Jones.

— Maman ! Ne me dis pas que tu essayes encore de me caser avec Peter ! Tu sais très bien que je le déteste. Je ne vois vraiment pas pourquoi tu t'obstines avec lui, râlais-je.

— Mais ma chérie, il serait un très bon petit copain pour toi. Il fait ses études à Cleveland, il a une vie bien rangée et il est célibataire !

— Bah, tu n'as qu'à sortir avec lui si tu le souhaites, je n'en veux pas moi. Il est égoïste, hautain, et il se croît le meilleur. C'est loin d'être l'homme de mes rêves...

— Je sais, mais tu ne me présentes aucun garçon Freya. Tu n'as jamais eu de petit copain.

— Quoi ? Si, j'en ai déjà eu un ! protestais-je.

Weakness (TERMINÉE)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant