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Je l'ai rencontrée sur le quai d'une gare. Elle avait l'air un peu perdue, un peu effrayée, distraite par un rien.
Son regard bleu nuit passait des rails, aux passants. Des quais, à la grande horloge murale.
Le vent qui voyageait sans s'attarder dans ses cheveux lumières se contentait de créer quelques nœuds. Elle n'avait pas l'air d'y prêter attention. Et, lorsqu'une brise automnale venait caresser son visage pâle, elle fermait les yeux. Comme pour savourer une dernière fois, un doux souvenir de plage. Un doux souvenir loin de tout ce bazar.

VioletteOù les histoires vivent. Découvrez maintenant