Le soleil était étincelant, le vent quand à lui était légèrement frais, Léïne à cette époque, devait avoir cinq ans, il jouait avec sa mère à cache-cache dans leur jardin, à chaque fois ce dernier se faisait attraper, mais il aimait énormément ça, car à chaque fois lui et sa mère riaient au éclats pendant de longues et longues minute, il était heureux à cette époque.
Et aujourd'hui, ce dernier se retrouve dans un bureau privé à l'hôpital de Paris, sa mère l'avait quitté dans un accident, il est en état de choc, il a beau fermer les yeux et les ré-ouvrir, se pincer ou encore se frapper , ce qu'il est en train de vivre n'est pas un rêve, il a vraiment perdu sa mère, il n'arrive pas à l'accepter.
Quelque temps après, un jeune homme en blouse blanche fait son aparition dans la salle, il avait les cheveux chatins en bataille, les yeux marron très foncé et une peau mate, il avait aussi, une mine épouvantable, de toute évidence il doit travailler depuis le tout début de la journée :
"Bonsoir Léïne, je suis le docteur Steven, j'ai appris ce que tu as vécu, tout d'abord, tu dois savoir que je suis sincèrement désolé pour ta mère. Explique t'il en tapotant l'épaule du jeune homme, si jamais tu veux parler, tu peux venir nous voir. Dit-il en lâchant un sourire compatissant."
Léïne quand à lui, est resté muet, sa gorge lui serrait à s'en rompre, il se retenait de toute ses forces pour ne pas éclater en sanglot, il a toujours du mal à réaliser ce qu'il vient de se passer.
- Désolé de te demander cela maintenant Léïne, mais as-tu quelqu'un dans ta famille qui pourrait bien t'héberger pendant la nuit ?
- Pas vraiment... murmura ce dernier en essuyant ses larmes, mon père est sans doute mort dans un crash d'avion, mes grands parents habite en Martinique et je n'ai ni tante ni oncle.
- Si ça te vas, nous pouvons te prendre le premiers vol pour Paris Martinique, histoire que tu puisse aller vivre chez tes grands parents.
- Impossible, les deux vivent dans une maison de retraite à cause de leurs maladie de Parkinson.
- Je vois . . . Et n'aurais-tu pas un ami pour t'héberger quelques jours avant que tu sois pris en charge par un orphelinat ?
- Il y a bien John, il m'a accompagné ici, mais il faudra voir si sa mère est d'accord.
- Si vous êtes si bons amis ça devrait y aller, surtout si elle est compréhensive avec ce qu'il vient de t'arriver.
- Vous avez sans doute raison"Suite à cette échange très bref, Léïne décide d'aller voir la chambre ou sa mère se situait, avant d'appeler John, il veut absolument avoir une dernière image de sa mère autre que celle qui se fait emmener dans le camion des urgences.
La chambre de cette dernière était située un étage plus haut du bureau du docteur Steven, quand il vit sa mère, il sentit un immense sentiment de chagrin en lui, elle était couvert jusqu'au cou d'un immense drap blanc, ses cheveux long et brun qui était d'habitude attachés, prenait toute la largeur de l'oreiller, sa peau mate était beaucoup plus pâle que celle de Léïne, il y a aussi, quelque blessure sur son visage, un petite plaie en dessous de son oeil droit, et une coupure a la lèvre supérieur. Elle semblait comme qui dirait apaisé, "Il pourra se débrouiller sans moi, j'aime mon fils" Voilà ce que son visage semblait dire.
Léïne senti sa gorge se serrer, les larmes lui monta au visage et il éclate en sanglots devant le corp frêle de sa mère, ce n'est pas des larmes de tristesse, mais plutôt, des larmes venant d'une personne soulagé.Deux heure viennent de s'écouler , Léïne ce trouve dans la chambre d'amis chez John, la mère de ce dernier n'a pas attendu une seule seconde, pour venir chercher Léïne à l'hôpital quand elle a appris ce qui c'était passé. John était très préoccupée pour l'état de son ami, il avait peur que la perte de sa mère ne pousse ce dernier dans une dépression, comme il l'avait tant vue a la télévision.
Mais à son plus grand soulagement Léïne semblait tenir le coup, c'est sûr il vient de perdre sa mère, mais il semble assez fort psychologiquement pour tenir le coup , du moins, c'est ce qu'il n'arrête pas de dire à son amis pour le rassurer.Il est maintenant 22h, Léïne est affalé sur le matelas, tout un tas d'idée en tête, sur ce que va être sa vie à partir de maintenant, il imagine l'horreur des pension ou des maisons d'adoptions, soudains ces journées passées avec sa mère lui reviennent en tête, ses longues journées d'anniversaires à partir au manège ou à rester regarder des films et séries entre eux, ses petites disputes du quotidien pour savoir pourquoi y'a des caleçons sale dans sa chambre. Tout ces petits tracas du quotidien firent monter les larmes aux yeux de Léïne.
Dans la pénombre de la chambre il ne peut se dire que tout ce qui lui reste de sa mère, sont ses souvenirs. . . Ses souvenirs gravés.
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N.A.D.N.G 39 : Mission suicide
ActionAvez-vous déjà imaginé à quoi pourrait ressembler notre monde, gouverné par la peur, dans l'anarchie la plus totale ? Ou encore voir d'innombrables criminels tous plus dangereux les uns que les autres éviter notre justice et rester à jamais dans...