Chapitre 4: Manque de contrôle.

38 4 1
                                    

Cela fait plus d'une semaine que je me suis fait agressé, je suis maintenant guéri. Mais une question tourne dans ma tête. Et si ma main s'était belle et bien transformée ce jour là ?

Étant déterminé à le savoir, je m'enferme dans la salle de bain. Je me place devant le miroir et ferme les yeux pour me concentrer.

Je repense à ce jour, où je sortais du lycée. Je repense à Jason et ses acolytes. Je repense aux coups qu'ils m'ont infligé. Je repense à mon père, à la promesse que je lui ai faite, au choix que j'ai dû faire. Je repense à cette rage qui était montée en moi. Je repense à...

J'ouvre subitement les yeux, troublé par ce que je vois en face de moi. Mon visage, mes bras, mon torse, mon corps tout entier est recouvert de métal.

Ne supportant pas le poids de cette matière, je perd l'équilibre. J'essaye de me rattraper mais je suis surpris par le son que produit le claquement de ma main sur le lavabo.

C'est donc vrai, je ne rêve pas, je peux transformer mon corps en métal.

En un quart de seconde, mon corps revient à la normale. Je suis toujours choqué de ce qu'il vient de se passer. Comment ai-je eu ce pouvoir ? Suis-je le seul ? Que devrais-je faire de ce pouvoir ?

Mais avant ça, je dois savoir le contrôler. Il est 13h30, il me reste 6h avant que ma mère ne rentre. Sachant qu'il me faut 15 min pour arriver au hangar, et multiplier la masse du soleil par celle de la lune divisé par la vitesse de la lumière fois mach 2.
Bref, je me perd.

----

Après quinze minutes de marche, j'arrive dans un entrepôt, essentiellement construit de métal, datant de la seconde guerre mondiale. Il est immense, vide et rouillé. Seul l'entrée principale et quelque quelque faisceau lumineux sortant du plafond éclair cette boite de fer. Et c'est là que je compte m'entrainer.

C'est parti. Je fait la même chose que tout à l'heure. Je me concentre et pense aux derniers événements, mais cette fois-ci, rien ne se passe, bizarre.

Je réessaye, deux, trois, quatre fois, mais rien. Pourquoi ? Pourquoi je n'arrive plus à transformer mon corps en métal ? Que s'est-il passé ? Comment ai-je pu le perdre en si peut de temps ? Je pense à ce que j'aurai pu faire avec.

*Flashback*

Depuis l'annonce d'hier du docteur, plus rien ne va à la maison. Maman ne cesse de pleurer. Je la vois triste. Comment mon père, celui qui nous a toujours protégé, à pu mourir. Il était seulement partit acheter du pain dans le quartier voisin.

J'ai longtemps pleuré, laissant une lueur d'espoir. Croyant que mon père n'était pas mort, croyant qu'il allait revenir. Quelques larmes de tristesse roulèrent sur mes joues.

- Dring!

Et comme ça ne suffisait pas, quelqu'un sonne à la porte.

- Dring! Dring!

Maman ouvre la porte et nous sommes surpris de voir mon oncle, essoufflé.
Elle le fait rentrer et il s'assoit dans le salon.

- Je tiens d'abord à présenter toute mes condoléances. ... tu dois sûrement te demander comment ton mari est mort, et je suis l'un des seul à savoir la vérité.

Maman lui apporta de quoi boire et avant de continuer, il prit une profonde inspiration.

- J'étais donc sortit acheter quelques baguettes, la boulangerie était blindé, une queue sortait jusqu'à la rue. C'est là que j'ai rencontré Benjamin*. On a échangé quelque mots et c'est alors que quatre hommes armés tirèrent quelque balles sur un homme habillé en noir. Il tomba à terre et du sang sortit de son buste. Tout le monde était affolé. Ton mari s'est caché derrière le comptoir et a appelé la police de justesse. Des policiers qui, par pure coïncidence, patrouillaient par là, sont entrés dans la boulangerie. Un des quatre hommes donna l'ordre que personne ne bouge et s'avança vers les deux policiers. Il leur a parlé et ils firent aussitôt demi-tour. L'homme ordonna aux autres d'exterminer tout les témoins. J'ai réussi à échapper à l'un des terroristes en rentrent dans une petite ruelle. Mais Benjamin lui, était resté dans la boulangerie. La suite... vous la connaissez.

*Fin du flashback*

Mon père est mort à cause de certains policiers, incapable de protéger leurs citoyens.

Ces policiers qui ont laissé des terroristes tué de nombreux innocents.

Mon père est mort parce qu'il voulait que ces malfrats soient arrêter. Quelque chose me dit qu'ils vont recommencer, et aucun humain ne nous protégera.

Si seulement j'arrivais à me transformer, je pourrais arrêter ces f***** gangster qui ont saccagé nos vies. Mais pour ça, il faut que je puisse LE CONTRÔLER.

Une rage infernale monta en moi, ne contrôlant pas celle-ci, mon poing s'élance et frappe violemment un conteneur rouillé qui se fracassa sous le choc.

Ça y est, j'ai réussi, enfin, mon corps est redevenu en métal.

----

*En hommage à Benjamin Parker, l'oncle de Peter Parker.

SolidOù les histoires vivent. Découvrez maintenant