Rafaël décida que le mieux à faire, en attendant de pouvoir retrouver cette mystérieuse Tia, c'est d'éviter de dormir, ainsi, il n'inquiétera pas sa famille où cas où il dormirait trop longtemps.
Le problème, c'est qu'il ne connaît pas grand chose de Tia, il ne sait pas où elle habite, il ne possède pas de numéro de téléphone, il ne l'a pas non plus sur les réseaux sociaux, bref, ça risque d'être long.
Puis soudainement une image apparut dans l'esprit de Rafaël, tel une lumière qui éclairait sa lanterne, il se rappela du rencart de Chloé dans la rue, peut-être que Chloé a pu apercevoir Tia, peut-être même qu'elle l'a connaît...
Il décida donc de frapper à la porte de la chambre de Chloé et attendit une réponse. Mais en vain. Il hésita à rentrer dans la chambre au risque de se prendre une raclée, ou pire encore, de la voir en sous-vêtements..."Quelle vision d'horreur..."
Il ouvrit tout doucement la porte afin de guetter tous mouvements violents de la part de sa soeur et ainsi avoir le temps de riposter. La porte grinça comme celles dans les films d'horreurs, ce qui ne rassurait pas vraiment Rafaël. Il découvrit sa soeur en train de fumer, et lorsque celle-ci sentie qu'on l'observait, elle balança le reste de sa cigarette par la fenêtre qui était ouverte, fit des mouvements avec ses mains afin de faire disparaître tous résidu de fumé et saisit à la hâte un déodorant à la fleur de karité afin que l'odeur de la cigarette s'évanouissent. Sans oublié de cacher la boîte de cigarette ainsi que le briquet, sous ses couvertures... Et tout ça en moins de trente secondes.
-Steuplé ne dit rien aux parents... Surtout pas à maman en fait ! Je veux continuer à vivre ma vie aussi misérable soit-elle mais peut importe, j'ai de belles longues années devant moi, ne gâche pas tout... Steuplé...
Rafaël se mit à sourire, se demandant s'il n'y avait pas moyen de faire du chantage afin d'obtenir ce qu'il voulait. Comme il ne répondit pas tout de suite, sa soeur ajouta pour le plus grand bonheur de celui-ci:
-Bon écoute, je ferais tout ce que tu voudras... Pendant une semaine !
Rafaël acquiesca, tout en affichant un sourire satisfait.
-Ça tombe très bien, j'ai une question à te poser. Quand tu étais avec ton rencart, quand tu te dirigeait vers le café dans l'angle de la rue, est-ce que tu as vu une fille me bousculer ?
-Euh nan désolée. Pourquoi ?
Rafaël ne répondit pas à la question et continua son interrogatoire.
- Est-ce que tu connais une certaine "Tia" ? Elle est brune aux cheveux long, et elle porte souvent une écharpe bordeau ?
-Non désolée je ne vois vraiment pas... Mais tu sais quoi, ça me rassure.
Elle avait l'air très sérieuse, comme si c'était un sujet important. Elle avait croisée ses jambes et avait mis ses mains sur ses genoux. Elle faisait souvent ça quand elle devait annoncer quelque chose de grave ou d'assez important.
-Quest-ce qui te rassure ? S'inquiéta Rafaël.
"Mais de quoi parle-t-elle ?
-Et bien... Le fait que tu t'intéresse à cette fille, me rassure car... J'avoue que pendant un moment je m'étais faite à l'idée que... Tu étais... Comme qui dirait euuuuh...Gay.
Rafaël la scruta du regard, ne laissant échapper aucun mot, puis finalement soupira et lui balança:
-Je. Ne. Suis. Pas.Gay.
Mais je pense que je vais avoir une petite discussion avec maman concernant tes cachotteries.Vexé, il se dirigea vers la porte et commença à descendre les marches lorsque sa soeur déboula derrière lui et lui attrapa par le bras en le tirant de toutes ses forces vers l'arrière. Il continua à descendre sous les plaintes de Chloé qui répétait en boucle, comme un disque raillé: " Pitié pardon pardon pardon...!"
Puis comme il en avait marre de l'entendre chouiner, il céda et se retourna. Chloé, étant rassurée, lui promis que si elle trouve cette Tia, elle le lui en informerait dès que possible.Il était quatre heure du matin lorsque Rafaël tentait désespérément de faire fonctionner la télé. Il entendit des pas derrière lui. Quand il se retourna, il vit sa mère en robe de chambre bleue, et le regard encore endormi.
-Mais qu'est-ce que tu fais ici, à regarder la télé ? T'as pas vu l'heure ? Aller, vas vite te coucher !
-Je n'ai pas sommeil...
-Moi j'ai sommeil, aller !
Rafaël prit une longue inspiration et se leva du canapé pour aller dans sa chambre. Sa mère le regardait s'éloigner pour être sûre qu'il irait dans sa chambre et pas ailleurs. Il s'assied sur son lit et observa la couverture d'un magasine qui était à ses pieds. "I Have A Dream"
Il avait toujours apprécié Martin Luther King pour son courage et son discours incroyablement bien écrit. C'était pour lui un orateur incroyable car il avait réussit à faire bouger les choses, il avait réussi à faire évoluer la mentalité d'une grande partie de la population. "J'ai un rêve" traduisait Rafaël."Moi aussi j'ai un rêve, ou plutôt, I had a dream, j'ai fais un rêve dans lequel tout était réalisable. Un rêve où notre force, c'est uniquement le mental. Un rêve où les limites sont bien plus loin que dans la réalité."
Raphaël songeait à l'idée que l'unique façon de contacter Tia, c'était de s'endormir et de se mettre à rêver. Même s'il mettrait sa santé en danger. C'était un risque à prendre. Il faut oser pour avancer, et ça, Rafaël s'en était bien rendu compte.
Il prit une infusion, ou une tisane... ou un thé mais peu importe, dans tous les cas, pour lui c'était la même chose car les trois le faisait dormir. Mais il eu le pressentiment qu'à son réveil, il risquerait d'avoir des ennuis...Il s'enveloppa dans les couvertures, tel un nem, puis ferma les yeux, laissant la douce et ténébreuse obscurité, l'emportée dans le monde des rêves.
Lorsque son esprit se réveilla, il sentit une odeur familière, une odeur de fleurs exotiques. À qui appartenait cette odeur déjà ?
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Voyage Onirique
МистикаUn personnage principal perdu dans ses choix, une soeur attachiante et pleines d'humour et surtout la découverte d'un monde aussi complexe qu'intriguant: le monde des rêves, un monde parallèle qui dépassent les limites de la logique. Le voyage de to...