Ce soir je me perds encore à évacuer mes tourments,
Les lignes se tracent sur cette peau marqués de souvenirs déments
,D'abord sur mes épaules si faibles si à cette heure,
Qui secrètent la puanteur du fer et de la peur.
J'entends encore ces harmonies dissonantes,
Ces cris qui m'accompagnent si typique d'un Xasthur,
L'épiderme s'ouvre et évacue ces peines tachantes,
Emprisonnant autrefois un cœur si jeune si pur.
Je ne gagne rien d'autre que quelques blessures,
Qui libéreront une partie de mes déchirures,
Effaceront un soir mon agonie pour quelques tortures,
Arrêteront un jour cette vie pleines de coupures.
Tragique destin d'une existence incertaine,
Je savais pourtant que je subirais cette peine,
Que je ressentirais et soutiendrais cette haine,
Devant cette impasse ici loin d'être frêle.
J'ai désormais tout ces traits rougeoyants qui s'entrecroisent,
Se forment sous la caresse de ces lames tentatrices,
Quelques gouttes de mon sang qui maintenant se croisent,
Qui cache pour un temps toutes ces anciennes cicatrices.
Dès l'âge de 20 ans voilà là une enfance sans futur,
Dans laquelle j'ai inscrit et ancré bien des bavures.
Le sang s'échappe avec ce qui a été perdu,
Goûtant à la déliquescence tant que tout perdure.
Troqué, les caresses humaines pour celles des lames,
En attendant de partir, n'avoir que la ressemblance de l'inactivité d'une larve.
Atavisme j'emmerde tes pairs,
Bien à l'ombre de ce que j'ai perdu par ce père.

YOU ARE READING
Mort-né
PoetryQuelques pensées dont tout le monde se fiche, mais qui ne demandent qu'à sortir pour qui voudra l'entendre.