Chapitre 3

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Eramus était émerveillé devant ce spectacle et avait l'impression de rêver, mais il revint rapidement à la réalité lorsque la jeune femme l'appela :

- Hé Eramus, arrêtes de rêvasser, il faut que je t'emmène voir le chef. Il a hâte de te rencontrer.
L'adolescent hésita un instant. Une inconnue lui demandait de la suivre. La jeune femme
remarqua son hésitation et lui tendit la main. C'est la qu'il la vit. Une tâche de naissance
en forme d'oiseau sur le poignet gauche de la jeune femme. Eramus eut le déclic.

Annabelle, l'héroïne du journal intime avait aussi cette tâche et au même endroit. « Est-ce
elle ?, se demande le garçon. Non ce n'est pas possible, le journal est vieux de deux cents
ans.
Elle ne peut pas être aussi bien conservée.Il faut que je lui demande » pensa le jeune homme. Il décida de tenter d'aborder le sujet, il déclara timidement :

- Excusez-moi mademoiselle, mais quel âge avez-vous ?
- J'ai 24 ans, mais je t'ai dit que les questions se serait pour plus tard, s'énerva la jeune femme.

- Je ne vous suivrais pas tant que je n'aurais pas de réponses à mes questions. Êtes-vous une descendante d'une certaine Annabelle qui a vécu il y a deux cents ans et qui a assisté au déclin de son ère ? questionna sérieusement Eramus.

La jeune femme resta bouche-bée devant l'autorité et surtout la question du jeune homme.

« Comment connaissait-t-il Annabelle et surtout pourquoi lui posait-il cette question,
songea-elle. » La jeune femme se tourna vers Eramus, le fixa intensément et répondit enfin :

- Oui je suis de la même famille qu'Annabelle Halvick. Je suis sa descendante. Tu m'as reconnu grâce à la marque de naissance que je porte sur le poignet c'est ça, un signe qu'on se trimballe depuis des générations. Juste une simple question comment la connais-tu ?

- Oui, c'est grâce à ce signe que je t'ai reconnu. Dans le pensionnat, ma chambre se trouvait dans les sous-sols et un jour j'ai trouvé un petit livre, c'était le journal intime d'Annabelle. Elle y raconte les journées à Paris qui sont emplies de terreur, juste avant l'arrivée du virus. Le journal s'arrête après qu'elle ait été attaquée par des choses étranges et sauvée par l'armée. Elle explique le signe qu'elle a sur la main. Je ne sais rien de plus.

- Bien maintenant que tu as ma réponse tu me suis et je te raconterais tout ce que tu ne sais pas mais en lieu sûr. Au fait je m'appelle Elisabeth.

L'adolescent acquiesça d'un signe de tête et suivit la jeune rousse jusqu'à un escalier qui
permettait de rejoindre le bas de la colline. Cependant avant de descendre, toute personne souhaitant se rendre dans la ville devait passer un contrôle de sécurité, afin de démasquer les taupes envoyées par la société du haut.
Le contrôle était simple : chercher la Puce active dans le corps. C'était rare, mais il y avait eu à quelques reprises des clones capturés. Ils finissaient simplement au bout d'une corde. C'est pour cela que personne ne revenait jamais de cet endroit.

La jeune femme et Eramus passèrent le contrôle sans encombre. En effet, même si la
puce était bien présente dans le corps du garçon, elle ne fonctionnait pas et était donc
indétectable. Ils entamèrent la descente des escaliers qui était passablement longue.
Lorsqu'ils arrivèrent au bas des marches, le jeune garçon fût étonné par la foule qui se
pressait dans les rues. Des petites maisons en taule mises les unes à côté des autres
formaient de longues allées.
Au début, il restait tout près d'Elisabeth, car les gens le regardaient étrangement, à mesure qu'ils avançaient dans la cité, le jeune garçon comprit que c'était les habitants qui avaient peur de lui.
Il venait de l'extérieur, un monde hostile où tous ces gens n'avaient pas leur place, il était normal qu'ils soient effrayés de voir un inconnu débarquer dans leur cité.

Matricule 07115Où les histoires vivent. Découvrez maintenant