>. ¢нαριtгє I

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>. Archive audio 14880
19/11/38 : 7:04 AM
>. Lecture en cours...

Plus rien... ?
Tout avait disparu, plus de présence insupportable, plus de douleur. C'était de nouveau si calme. J'étais paralysé, à l'affût de tout mouvement. Après un peu de courage je jette un coup d'oeil par-dessus la table en métal. Rien. Tout était là et le terminal s'était rallumé. La seule chose qui avait changé est que l'air s'est adouci. Je me demande si c'est à cause des événements qui viennent de se produire. Rien que d'y penser cela me serre le coeur.

Après maintes hésitations je décide de réessayer de lire un fichier audio pour en apprendre plus sur le lieu où je me trouve. Je me déplace lentement vers le terminal à l'affût de tout mouvement paranormale. Après mettre installé sur la chaise en tissu poussièreuse qui était positionné devant le terminal. Je pris mon courage à deux mains pour cliquer sur le fichier contenant les audios. Sans trop réfléchir je choisi le premier fichier de la liste qui est logiquement le dernier qui à été enregistré. D'un coup la voix forte d'un homme recouvre le silence qui jusque là avait persisté.

« Depuis que j'ai été déplacé dans les nouveaux laboratoires, la vie est tellement plus simple ! Les outils sont neuf, la pièce est neuve et la porte est neuve ! Tout est parfait. De plus à cause de l'énergie géothermique, mon ancien labo était brûlant. Maintenant il y a un régulateur calorique de dernière génération. Au moins, plus besoin de réparer le graveur de carte et le terminal qui saturait à cause de la chaleur... Bref aujourd'hui je vais aller rendre visite à un collègue au coeur. Je pense avoir tout dit ! Fin
d'enregistrement. »

D'après ce qui a été dit dans le message vocal, nous sommes dans un laboratoire. À la fin du message il parle du "coeur", je suppose que c'est un lieu. Le plus important est qu'il parle d'un graveur de carte ! Cela pourrait m'aider pour sortir de ce laboratoire, car il suffirait de graver une carte et de la glisser dans le scanner de la porte ce qui permettra de l'ouvrir. Mais le problème est que je ne sais pas où il est... Avant de chercher le graveur qui me permettra de sortir je me dirige vers la porte de la salle et je colle mon oreille contre le fer abîmé de celle-ci. Aucun bruit qui pourrait prouver l'existence d'une quelconque personne. Seul un léger de bruit d'un cliquetis répétitif brise le silence.

Je décolle mon oreille de la porte et me dirigie au centre de la salle, juste à côté de la table en métal. Je regarde partout autour de moi. Le problème était que ma vision était très limité à cause de la faible lumière qui régnait dans cette salle. Il fallait que je trouve un moyen d'avoir une meilleure visibilité. Tout à l'heure, lorsque je fouillais la salle, j'espérais trouver une lampe torche ou un terminal portable qui possédait une lampe intégrée pour ainsi m'éclairer mais je n'ai rien trouvé. En regardant la lumière qui baigne la pièce, je remarque qu'une plante a poussé contre le mur et a réussi à grimper jusqu'à la lumière rouge. Je m'approche pour arracher le feuillage qui obstruât la lumière. Après quelques efforts je réussis à rétablir une lumière légèrement plus correcte qu'auparavant. La lumière avait beau avoir augmenté de peu que je réussissais à distinguer les formes plus nettement.

Après cela je me dirige à Nouveau Centre de la salle. Je regarde à nouveau autour de moi et je remarque un placard qui est verrouillé grâce à une sécurité électronique. En me rapprochant je vois que le bas du placard situé en dessous d'un plan de travail est carbonisé. Je donne un grand coup de pied dans le tiroir pour tenter de le casser. Après plusieurs essais je réussis à briser le placard à l'endroit où il avait été fragilisé avec le feu. Il ne me restait qu'à enlever les restes du placard du haut pour regarder sont contenus. Dans la partie basse du placard un tas de cendre est positionné vers le centre avec les restes d'un coffret brûlé. Dans la deuxième partie, celle du haut, un petit objet, qui a été épargné par les flammes, de la taille d'une imprimante de bureau ou une encoche est positionnée dessus m'intrigue. Je me penche en avant pour l'attraper et en la soulevant je remarque que l'objet est étonnamment léger. Je me retourne pour la poser sur la table en métal à la lueur de la lumière rouge. Juste en dessous de l'encoche il est écrit « Veuillez entrer une carte électronique ».

Je m'empresse de sortir l'une des cartes électroniques que j'avais ranger dans ma blouse. Je l'insère délicatement dans l'encoche. La carte est aspirée subitement et un bruit de compostage retentit de la machine. Quelques secondes après un écran est projeté dans les airs. Il est un peu transparent et grésille de temps en temps, sûrement à cause de la vieillesse de l'objet. L'écran devait sûrement être une interface holographique. En bas à droite de l'interface il y a un bouton avec écrit « Graver une carte électronique. ». Je tends mon bras pour appuyer sur celui-ci. Une nouvelle interface s'ouvre et demande de renseigner les informations personnelles. Et c'est à ce moment que je reste figé. Mon coeur se serre à cause de la panique.. Comment je m'appelle ?

J'ai beau essayer de me rappeler de mon identité mais rien ne me viens à l'esprit. Enfaite, je ne me souviens de rien avant mon évanouissement. Pourquoi étais-je dans un endroit aussi délabré ?! Qui suis-je ? J'ai peur et mon seul guide est moi-même. Je me mis à pleurer et m'assieds sous le poids de l'émotion, et cela ne m'étonne même pas. Aucune personne n'aurait pu se retenir de pleurer dans la même situation. Il fallait que j'accepte de me faire confiance alors que je ne me connais même pas.

Je laisse environ dix minutes coulées mes émotions puis me ressaisit et me lève. Je sèche mes larmes et regarde l'écran qui grésille toujours. Au lieu de créer une nouvelle identité je vais faire en sorte de choisir une identité qui existe déjà dans ce laboratoire. Je me dirige donc vers le terminal et cherche un nom. Après certains temps à fouiller dans les archives du terminal je trouve une personne nommée « Dr. Miller ». Je décide de retourner au graveur et d'assigner ma carte électronique au nom de Miller. Après avoir renseigné toutes les informations nécessaires à la création de la carte électronique, la gravure se lance. Quand elle est terminée, je retire la carte de l'encoche activement. Comme si j'attendais ce moment depuis ma naissance. En vérifiant que la carte avait bien été graver, une photo avait été rajouté sur le devant de la carte. C'était un jeune homme avec les cheveux longs et lisse. Je suppose que c'est ce fameux docteur Miller. Je me dirige vers la porte et juste avant de faire glisser la carte dans le scanner, je m'arrête net. Est-ce bien judicieux de l'ouvrir alors que cette "présence" pourrait toujours être là ? Je colle mon oreille à nouveau contre la porte et écoute attentivement chaque bruit. Le cliquetis mystérieux persistait. Il était monotone et on s'en lassait rapidement. Je prends mon courage à deux mains et fais glisser délicatement vers le bas la carte électronique. Un petit voyant vert s'alluma et un son de validation retentit. La porte s'ouvre vers la droite. Mon coeur se serra car j'avais peur de voir ce qu'il y avait derrière. La porte laissa échapper de la lumière qui emplit la pièce d'une douce lumière. Et en moins d'une seconde la porte est ouverte. Que vais je découvrir derrière cette porte . J'espère pouvoir retrouver la mémoire bientôt et pouvoir rapidement partir d'ici.

>. Fin de lecture de l'archive audio 14880

À suivre...

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