La fin

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PDV HERMIONE

Il était là à côté de moi je ne sais pas depuis combien de temps. Je tourne ma tête sur le côté pour lui faire face. Nos yeux se perdent l'un dans l'autre, à ce moment ce qu'il se passa était vraiment étrange, mon corps fut pris d'énormes frissons et mon cœur se mit à battre beaucoup plus rapidement. Mais nous ne parlions pas juste à se regarder et on comprenait qu'on vivait la même chose d'un coup je pris la parole.
- Combien de temps pour Astoria?
- Il ne me l'a pas dit je suis parti avant. Et toi pour Ron?
C'est la première fois qu'il l'appelait par son prénom devant moi d'habitude j'avais le droit à Weasmoche, la belette, Weasley ou tout simplement ton mari.
- Deux jours...
- ...
- ...
- Je ne sais pas quoi te dire, je ne pensais pas qu'un jour j'aurais eu de la peine pour un de mes ennemis d'enfance.
- Il n'y a rien à dire, je vais devoir faire le deuil le deuil de l'amour de ma vie, on a rien vécu hormis la guerre et quelques courtes années de couple, si j'avais su...
- Quelque part heureusement qu'on ne sait pas, imagine seulement deux minutes connaître son avenir, on vivrait dans la peur constante au moins on leur a apporté de l'amour, même si dans mon cas c'est différent.
- Explique moi!
- Tu es bien curieuse Granger...
- Pardon tu as raison, bon je vais y retourner bon courage Malefoy.
- Bon courage Granger.
Me voilà partie je remonte au quatrième, je rentre dans sa chambre son souffle est plus difficile, c'est horrible à voir, il est en train de quitter ce monde, notre monde, sa famille, et moi...
a peine cinq minutes plus tard la porte s'ouvre sur Molly, Arthur, Bill, Fleur, Charlie, Percy et sa fiancée Audrey, George et Angelina, Fred et enfin Ginny et Harry. Toute la famille au grand complet, peut-être pour la dernière fois. Les larmes continuent à inonder mes joues. J'ai mal d'une douleur pire que les doloris, pire que le poignard de Bellatrix dans mon bras, c'est la douleur d'un cœur qui se brise. Fred vient me prendre dans ses bras, je laisse toute ma peine me submerger. Fred et moi nous sommes beaucoup rapprochés après la guerre il a eut une convalescence difficile et c'était moi qui me chargeait de prendre soin de lui, et aujourd'hui je crois que les rôles s'inversent. Personne ne parlait, on était tous autour de son lit comme si nous attendions qu'il parte entouré des gens qu'il aime.

PDV DRAGO

Je retourne dans la chambre de ma femme, Blaise et Daphné sont toujours là, ils me regardent à leur yeux je comprend qu'ils ont à me dire le discours du toubib, je leur fait comprendre qu'ils peuvent parler, je ne suis pas prêt loin de la, mais je dois savoir à quoi m'en tenir. C'est Blaise qui a pris la parole.
- Dray, le medicomage nous a parlé.
Sa voix tremble mais il continue
- Je ne sais pas comment te dire ça.
- Fais le d'un coup, il n'y a pas de bonne façon d'annoncer ce genre de chose.
- Elle ne passera pas la nuit.
D'accord je lui ai demandé de le dire directement mais là à ce moment je m'effondre sur ma chaise. Je regarde cette femme, qui demandait rien, juste de vivre sa jeunesse. Je regardais son visage, j'aurais donné tout pour revoir une dernière fois ses yeux remplis de bonté et de gentillesse, je la regarde pour graver son visage angélique à tout jamais dans ma mémoire. Daphné ne pouvais retenir sa douleur plus longtemps et s'allongea sur le corps de sa sœur et lui murmura à l'oreille des mots que je n'entendais pas. Je pris la main de mon épouse.
- Tu peux partir maintenant nous allons nous en sortir, ne souffre plus. Tu as le droit de nous quitter, pars pour un monde plus serein, moins douloureux, tu ne mérites pas de souffrir de la sorte, nous ne t'oublierons jamais, on se retrouvera je te le promet.
À ces mots nous avons entendu son long souffle et puis plus rien...

PDV HERMIONE

Je me retire de l'étreinte de Fred, m'avance vers mon homme, celui qui m'a tant fait rire, souffrir aussi avec ces mots maladroits, réconfortée, épaulée, comblée mais qui aujourd'hui m'abandonne pour un monde remplis de douceur et d'amour. Je me penche vers lui et lui murmure
- Mon amour, si tu m'entends, saches que je t'aime, toute ta famille est présente en ce moment, tu vas nous manquer, mais on va vivre pour toi, se battre pour toi, rigoler pour toi. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé, on a été heureux tous les deux. Mais là je veux que tu sois égoïste, tu souffre mon amour, et ça je ne peux pas le supporter, prends ton envole rejoins la lumière, veille sur nous, tu vivras toujours en nous, nous ne t'oublierons jamais, tu fais partie intégrante de ma vie, j'aurais tout donné pour qu'on ait plus de temps, du temps pour encore plus s'aimer mais la vie en a décidé autrement. Te voir allonger sur ce lit ce n'est pas toi mon amour, pars tu as le droit. Et je te promet mon amour qu'on se retrouvera. Je t'aime...
Et là dans un dernier souffle mon mari nous quitte pour rejoindre les anges...

Anima gemella [terminée]Des histoires addictives. Découvrez maintenant