Chapitre 19

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Ça fait déjà 1 semaine que Derek est partit pour je ne sais quelle raison, cette semaine m'a parue la plus courte de toutes celles que j'ai pu vivre, et pourtant, quand je pense à lui, maintenant, je ressens un pincement au cœur.
Je sais que je devrais lui dire ce que je ressens, c'est ce qui paraît le plus logique à vrai dire mais je ne suis pas sûre moi même et encore moins de mes sentiments.
De plus ce n'est pas vraiment le bon moment, je ne l'ai pas revu depuis et je ne voudrais pas que mes sentiments tels qu'ils soient affectent sa décision même si d'après ses dires, cela n'a rien à voir avec moi.

J'avoue que j'y ai peut être trop réfléchi dès que j'ai pris conscience de la chose, au final, je me retrouve quand même seule, au milieu du bar, inconnu jusqu'à lors, de l'hôtel, à boire un cocktail qui n'a pas l'air si alcoolisé que ça.

Je ne fais rien à part attendre, attendre que le séminaire soit fini pour pouvoir rentrer chez moi, attendre que la bataille entre ma raison et mon cœur cesse mais surtout attendre que mes congés arrivent.

Si on m'avais dit auparavant que le boulot de chef du service de chirurgie avait des côtés aussi barbant comme les séminaires ou autant de paperasse j'aurais peut être réfléchi plus longtemps à ma décision.
En réalité j'aime être chirurgienne mais être cheffe enlève une bonne partie de ce que j'aimais dans la chirurgie. En plus, je suis toujours la mauvaise personne, je suis celle qui doit annoncer les restrictions budgétaires, celle qui doit dire 'non' et honnêtement, je préfère être celle à qui ont dit non.

Je suis contente que mon contrat soit arrivé à sa moitié, après je pourrais enfin me consacrer à ce que j'aime en redevenant une simple neurochirurgienne.

Mais bon, en attendant je suis ici, à New York, avec des tas autres chefs de services de pleins d'hôpitaux différents, mise à l'écart, peut être parceque je suis plus jeune, ou parceque je me suis mise à l'écart de moi même.

Je soupire et commande un autre cocktail.

Je vois alors quelqu'un s'asseoir à côté de moi, ce qui est étrange vu qu'il est encore tôt, j'étais jusqu'à maintenant la seule personne assez folle pour boire à cette heure là.

"Il est encore un peu trop tôt pour boire non ?" me dit un homme à côté de moi.

"Il n'y a pas d'heure pour boire." Je lui réponds sans prendre la peine de le regarder.

L'homme rit, je pourrais reconnaître ce rire entre mille. Je tourne la tête et vois comme je l'avais entendu, Derek.
Je dois avoir déjà trop bu c'est pas possible je dois halluciner.
Je reste abasourdie, à l'observer, il a l' air si réel.

"Ah Meredith, on ne pourrait pas refaire une personne comme toi." Il me sourit.

"Techniquement le clonage est possible il faut juste un peu poursuivre un peu les recherches tu sais." dis je très sérieuse en buvant mon verre.

Il rit de nouveau avant de me poser une question.
"Quesque tu fais ici ?"

"Je bois, un mojito ? Je crois.." je hausse les épaules, "en tous cas c'est très bon"

"Je vois ça, mais quesque tu fais a New York?"
Il me sourit encore, j'en oublie presque la raison de ma venue. Après quelques secondes, je reprends mes esprits et lui répond.

"Il y avait une sorte de séminaire pour les chefs de services du pays, je ne sais pas pourquoi je suis venue c'est vraiment débile."

"Ça ne l'est pas, ça aurait pu être intéressant mais apparemment ça ne l'est pas vu que tu bois un cocktail à 17h. "

Je soupire face à cette affirmation, c'est vrai qu'il n'est seulement 17heures mais j'avais vraiment besoin de ça mais au final je ne sais pas si ça m'a aidé. Je regarde Derek et lui pose une question qui me vient à l'esprit depuis le début de notre conversation.

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⏰ Dernière mise à jour : Dec 22, 2021 ⏰

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--A Hard Day's Night--Où les histoires vivent. Découvrez maintenant