Épisode 33

793 54 215
                                        

Le soir même, je suis évidemment partie voir mon meilleur ami Koko.
J'avais dit que je viendrais pas dormir, pas que je viendrais pas l'embêter.

Il était environ vingt-deux heures et les autres n'étaient toujours pas rentrés.

Je toque à la porte mais cette ordure ne répond pas.

Je continuais à toquer, en vain.

- Allez ouvre la porte ! J'ai besoin de quelqu'un pour m'appliquer le gel ! Koko ! Sale merde viens ici !

Après plusieurs secondes, il ouvre enfin la porte.
Bon toutou.

Koko: Ça va pas de crier comme ça ? Tout le quartier a dû t'entendre.

- C'est vrai que j'ai une voix qui porte. On me le dit souvent.

Koko: Pourquoi t'es là ? Je t'ai appliqué ton gel tout à l'heure, t'as dit que tu me laisserais tranquille.

- Ouais mais je t'aime.

Koko: Salut. Il referme la porte.

- Pas ! J'ai même pas eu le temps de finir ! Allez ouvre moi !

Il entrouvre très légèrement la porte.

Koko: Tu fais pitié à crier comme ça.

- Je peux entrer ?

Koko: Non.

- Allez s'il te plait. Tu préfères vraiment passer la soirée tout seul ?

Koko: Bah ouais.

- Bah va te faire foutre. Pour la peine, j'entre quand même.

A l'aide de mes béquilles, j'essaye de pousser la porte pour entrer.

Voyant que de toute manière je n'y arrivais pas, il ouvre la porte en plus grand, me laissant entrer.

Il reprend sa tasse de café et s'assoit à table.

- J'aurais très bien pu y arriver toute seule. Assurais-je.

Koko: C'est ça.
Il sourit et amène la tasse à sa bouche.

- Tu bois du café toi ?

Koko: Faire les comptes et gérer les finances, c'est épuisant. Enfin, tu peux pas le savoir, vu que t'es pauvre.

- C'est vrai ça. Mais je suis ta pauvre préférée. Dis-je en m'approchant de lui pour m'assoir à table.

Koko: Eurk m'approche pas.

Je m'assois en face de lui et pose ma jambe sur la chaise à côté de moi.

Koko: Mets toi à l'aise surtout.

- T'as prévu quoi pour la soirée ?

Koko: Te virer d'ici.

- Tu me fais à manger ?

Koko: Jamais d'la vie.

- Pourtant une fois, tu m'avais fait à manger...

Koko: J'avais pitié de toi ce jour là. Tu pleurnichais comme un bébé.

- Je pleurnichais même pas d'abord.

Koko: Si tu le dis. Tu peux sortir de chez moi ?

- Oh je sais ! C'est moi qui vais te faire à manger !

Koko: J'ai pas faim.

- Allez s'te plait ! Pendant que je nous ferai à manger, toi tu regarderas un film romantique.

Bonten's girlsDes histoires addictives. Découvrez maintenant