Épisode 64

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Bon, mettons un petit timeskip...

22h37

Le temps continue de s'écouler, de plus en plus vite.

Déjà plus d'un an que Lyna et moi, avons rejoint le Bonten.

Cette organisation qui prend de plus en plus d'ampleur. Comme si elle n'était pas déjà puissante.
Ce qui est cool, c'est que les autres cadres et moi, on est moins sollicités pour aller sur le terrain. Nous sommes limite seulement devenus des PDG coincés dans des bureaux.
Ce qui l'est moins, c'est que ça devient un peu ennuyant...

Cela fait déjà quelques mois que ma sœur sort avec Ran.
C'est marrant, ils se sont bien trouvés.

Je me doute que ce n'est pas très facile, connaissant Lyna. Mais j'ai l'impression qu'ils arrivent toujours à s'en sortir. La preuve, ils sont encore ensemble.

De mon côté, bah ça stagne hein.

Je savais que j'étais pas la fille la plus chanceuse en amour, mais là...
Je me fais pitié.

Ça fait près de quatre mois que Rindo m'a avoué ses sentiments. Je suis contente parce que malgré cela, notre relation n'a pas trop changé.
Hormis le fait qu'on n'a plus de moment collés l'un à l'autre, évidemment.

Du côté de Koko, bah je sais pas trop.
Notre relation n'a pas trop changé. Il n'a jamais tenté quelque chose.
Je savais qu'il ne m'aimait pas.
Lyna m'avait embrouillé l'esprit pour rien, finalement.

Mais de mon côté, c'est nul.
Parce que j'arrive pas à l'oublier. Je n'aurais pas dû mettre de mots sur mes sentiments. Le déni, c'était pas mal en vrai.

Maintenant, je me retrouve à me réjouir de n'importe quelle petite attention, alors que de son côté, ça doit seulement être normal.
C'est pas grave, j'arriverais à l'oublier... j'espère.

Je soupire, pour mettre un terme à ces pensées pessimistes.

Je rejoins le bureau de Koko avec une boule au ventre. Espérons qu'il me retire pas tout mon argent. Ou mieux, qu'il me balance pas à Mikey.

La traversée du couloir me parait interminable. La dernière fois que j'ai stressé comme ça, c'était quand j'ai passé mes examens de fin de lycée. Je les avais réussi de justesse, mais c'était une galère.

Lorsque j'arrive enfin devant la porte, j'avale difficilement ma salive. Je prends mon courage à une seule main et entre. J'essaie d'éviter son regard, quand sa voix me sort de mes pensées.

Koko: On t'a jamais appris à toquer ? Il est devant la porte. Je suppose qu'il s'apprêtait à sortir.

Merde, mauvaise impression.

On recommence.

Je reprends la poignée pour refermer la porte, mais il m'en empêche en posant sa main sur la mienne, pour la bloquer.

Koko: Ça sert à rien hein. Et regarde moi quand je te parle, imbécile.

J'ose enfin lever la tête, et constate qu'il est plus proche de moi que prévu. Ses yeux foncés sont rivés sur moi. J'ai un mouvement de recul, mais ma main est toujours sous la sienne.

Il a l'air d'enfin remarquer qu'il m'écrase presque la main et retire la sienne avant de la mettre dans sa poche.

Koko: Tu tombes bien, j'allais te chercher.

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