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Chanciaa
Presents🥂

Tenue du jour

Tenue du jour

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Quelques semaines sont passées.
Mon fils, Dany, est chez moi avec Nadia, Tyrice et Driss. Aujourd'hui, c'est le procès.

Je suis assise dans la salle d'audience, les mains moites, le cœur prêt à exploser.
À côté de moi, mon avocat. J'ai galéré à en trouver un, mais lui... il est humain. Il me parle doucement. Il me rassure.

Je lève les yeux.

Julez entre.
Il s'installe à côté de son avocat, tranquille. Trop tranquille.

Andrea est assise au fond.
Elle est venue le soutenir. Bien sûr.

Mes frères sont là. Mon père aussi.
Ils sont ma seule bouée.

Je respire mal. Très mal.

Président - L'audience est ouverte. Veuillez vous asseoir.

Tout le monde s'assoit.

Président - Nous allons examiner le dossier concernant monsieur Julez Lamar et mademoiselle Destiny Dior.

Mon cœur bat tellement fort que j'ai l'impression que toute la salle l'entend.

Président - Pouvez vous vous lever s'il vous plaît.

On se lève.

Président - Il est reproché à monsieur Lamar d'avoir exercé des violences volontaires le trente-et-un mai sur mademoiselle Dior, alors sa compagne. Il lui est également reproché des faits de viol et la diffusion de photos intimes non consenties sur les réseaux sociaux.

Julez ne bouge pas.
Il a l'air sûr de lui. Presque ennuyé.

Président - Vous étiez en couple depuis quelques mois, c'est exact ?.

Julez - Oui.

Président - Mademoiselle Dior, vous avez porté plainte plusieurs mois après les faits pour violences physiques et morales. Pouvez-vous expliquer ce qu'il s'est passé le trente-et-un mai.

Moi - Oui. On venait d'entrer dans sa voiture. Il m'a posé une question. Je ne lui ai pas répondu. Il insistait. Je ne répondais toujours pas. Et là, il m'a donné un énorme coup de poing dans la mâchoire. Je l'ai frappé aussi, mais il était beaucoup plus fort que moi. Il me frappait encore et encore. J'ai voulu sortir de la voiture, m'enfuir. Il m'en empêchait. Quand j'ai réussi à ouvrir la porte, il m'a attrapée par le pied. Je suis tombée, je me suis cognée la tête. Après ça, j'étais dans les vapes.

Président - Quelle était l'origine de la dispute ? Quelle était la question à laquelle vous ne vouliez pas répondre ?.

Moi - Il me menaçait. Il me disait que si je parlais des caméras et des micros qu'il avait installés chez moi, du viol, de tout... il sortirait les photos et les vidéos intimes. Ce jour-là, j'en avais marre. Je voulais en parler à ma styliste. Il nous a interrompues. Dans la voiture, il m'a demandé : "Est-ce que t'allais lui dire ?".

ℭ'𝔢𝔰𝔱 𝔩𝔲𝔦 𝔮𝔲𝔦 𝔞 𝔩𝔢 𝔠𝔬𝔫𝔱𝔯𝔬̂𝔩𝔢.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant