Quelques semaines étaient passées, l'air frais du mois d'octobre était arrivé et James et Harry pouvaient dire sans sourciller qu'il ne regrettait pas le passer. Il est vrai que ça n'avait pas été facile de trouver des repaires dans leur nouvelle maison et dans la petite ville, mais au final, les deux Potter se sentaient chez eux. Harry s'épanouissait dans sa nouvelle école et c'était fait plus d'amis que James ne l'avait espéré, il semblait même que sa classe entière – la seule de son niveau au vu de la petite taille de l'école – fût amis, personne ne semblait être écarté. Cette mentalité de soutien et de bienveillance avait énormément touché James et voir son fils enjoué chaque matin d'aller à l'école le ravissait. Quant à lui, il était heureux dans son travail, le rythme était plus calme qu'à Londres et il s'était découvert une nouvelle passion, écouter les ragots des vieilles femmes du village. Elles bavardaient avec lui et se laisser vite charmer par ses fossettes et James adorait leur gentillesse.
Harry et lui étaient retournés deux ou trois fois à la libraire de Remus, mais n'y avaient pas croisé Regulus, seul Sirius s'était montré quelques fois. James ne sut s'il était soulagé ou déçu de ne pas voir le frère du motard, une part de lui dont il ignorait la raison, avait envie, presque besoin, de retomber sur ce regard électrique, l'autre partie de lui, elle, ne voulait plus jamais le revoir. Parce que leur première rencontre avait fait naître des questionnements bien soudain que James ne savait pas vraiment comment les gérer. Alors il s'était contenté de les ignorer, comme il le faisait si bien avec les sentiments qu'il trouvait désagréable ou trop fort pour sa santé mentale.
— James, le bouquet de Madame McGonagall est près. Tu veux que je fasse la livraison où tu te sens près à prendre la camionnette ? Rigola John en posant un gros bouquet de fleurs sur le comptoir.
— T'as voiture fait un bruit monstrueux et je sais qu'un jour, son moteur vas m'exploser au visage, mais je relève le défi ! Assura James en attrapant les clefs de la voiture.
John leva les yeux au ciel en rigolant légèrement. Le propriétaire de la boutique adoré travaillé avec James, le brun était souvent de bonne humeur même si John savait qu'une grande tristesse se cachait derrière son sourire parfait. James apportait une touche solaire dans le magasin, et John sut à l'instant où il le vit pour la première fois qu'ils s'entendraient bien. Et ça n'avait pas manqué, les deux hommes étaient devenus amis.
John sortis de ses pensées quand il entendit James lui dire qu'il reviendrait rapidement. Le propriétaire de la boutique de fleurs rétorqua que ça ne servait à rien qu'il revienne, que la fin de sa journée était dans à peine dix-minutes.
— Prends tes affaires et ramène la camionnette demain, avait rétorqué John.
Et c'est ce que fit James, il posa son tablier et sorti à nouveau de la boutique, cette fois en souhaitant une bonne soirée à John.
— Allez ma belle, ne tombe pas en panne. Murmura doucement James en tournant les clefs de contact pour démarrer la voiture.
Un brouhaha résonna dans la petite rue et James recroquevilla sa tête dans ses épaules comme pour se cacher des habitants qui pourraient lui hurler dessus de faire un bruit pareil. Mais tout le monde était habitué à la camionnette de John. Alors James parti tranquillement, il regarda à chaque intersection le petit post-it que son patron lui avait fait pour lui indiquer la maison de Madame McGonagall et il finit par y arriver sans se perdre.
VOUS LISEZ
HISTOIRE DE FLEURS | Jegulus
FanfictionJames, père au foyer et veuf depuis peu, décide de quitter Londres avec son fils, Harry, pour s'installer à la campagne et prendre un nouveau départ. Alors qu'il commence tout juste à trouver ses repères dans le petit village où il vit et qu'il comm...
