Les images se succèdent,se répètent.
Je les veux,je les cherche
Mes amies j'en profite
Car c'est la dernière année pour nous toutes.
Je veux retourner au début de ce mois de Septembre
J'entrais au lycée
Petite naïve
Oh la vie s'est chargée de me gifler
Même si on se persuade que si
Plus rien ne sera comme avant
Je la regarde ma bestie
Elle et moi on sait que c'est flagrant
On marche alors dans ses rues
Vagabondage après les cours
On court se chercher des souvenirs
Pour s'en rappeler un de ces jours
Alors je ne ris plus, je vis chaque rire
Terminale oui, de toutes mes amitiés
Je vais reprendre de le début
Mais je suis lassée, saurais-je me rattacher ?
Il me reste six mois
Je les comptent
Elles ne se rappeleront peut-être pas de moi
Mais jamais je n'oublierai nos liens
Et puis peut-être un jour
On se verra
Dans les rues de Kinshasa
Ou je ne sais quelle autre capitale
Et elles s'arrêteront deux secondes
On fera semblant que rien n'a changé
Mais on le verra dans nos yeux respectifs
Tout est fini
Je n'ai pas espoir
Ni en amour ni en amitié
Mon cœur est passé par un pressoir
Plus une goutte d'effort à donner
Je peux mourir pour ceux que j'aime
Je ne le dis pas à la légère comme certains
Le mot ami a tant d'importance pour moi
Que ceux qui sont appelés comme ça ne sont pas n'importe qui
C'est fini
Profitons des rires, des disputes
Car dans quelques mois seulement
On se passera sans un regard.
Ou peut-être si
Mais rempli d'indifférence
Comme ceux de la primaire
Que je croise souvent dans les couloirs
Qui ont peut-être déjà oublié mon nom
Mais je sais que non
Personne ne m'oublie
Je marque chaque esprit
Je suis indélébile
Je ne me vante pas
Mais je suis si active dans la vie de tous
Que prétendre ne pas me reconnaître est un crime
Alors elles s'en foutent
Une a été ma meilleure amie
Maintenant elle ne me calcule plus
Ne me regarde plus
Je l'ai compris
J'ai essayé de forcer
Mais j'ai lâché
Laisser partir est mieux
Plutôt que supplier
Et je sais que comme elle
Celles du lycée aussi
Me passeront dans la rue comme une étrangère
Alors que les souvenirs me prendront en assaut
Car je vis dans le passé vous savez
Je ne suis pas dans le présent
Je me nourris de souvenir de ces rires abusés
Pour sourire dans le moment présent
VOUS LISEZ
Confessions nocturnes
PoetryPour les âmes frivoles un journal intime,voire une bonne rime ett pour les âmes profondes un cimetière pour la déprime
