Il s'était écorché, en marchant sur la drève
Et le sable émaillé de coquillages blancs,
Et plongea dans la mer en laissant sur la grève
Ses vêtements tachés, racornis par le sang.
L'eau salée lui brûlait les lèvres qu'il ouvrait
Pour cracher l'air qui s'échappait de ses narines,
Et ses bras fendaient le courant qui l'emportait
Au large, malmené par les lames marines.
Ses battements de cœur devenaient douloureux,
Des bulles se formaient au-dessus de ses yeux,
Confondu par le chant des ombres qu'il suivait
En nageant vers le fond, les poumons dégonflés,
Négligeant les récifs qui l'avaient éraflé,
Et suffoquait dans l'eau salée qu'il avalait.
Ħeиrik
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Prosaïk
PoetryIl m'arrive souvent d'imaginer l'enfer et d'écrire des vers, en m'allongeant par terre, dans l'univers obscur des démons qui m'inspirent et déchirent mon cœur... Henrik © [Tous droits réservés]
