« 𝐘𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐦𝐢𝐥𝐞 𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐣𝐮𝐬𝐭 𝐥𝐢𝐤𝐞 𝐚 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐥𝐞𝐥𝐢𝐠𝐡𝐭
𝐓𝐡𝐞𝐧 𝐬𝐨𝐦𝐞𝐡𝐨𝐰, 𝐈 𝐤𝐧𝐨𝐰 𝐞𝐯𝐞𝐫𝐲𝐭𝐡𝐢𝐧𝐠'𝐬 𝐚𝐥𝐫𝐢𝐠𝐡𝐭 »
ou quand chu' a enfin assez d'imagination pour écrire. mais pas tout le temps. du coup el...
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IL PLEUVAIT DES CORDES SUR LA VILLE de Mondstadt, si bien que personne n'avait mis les pieds dehors pour profiter de l'habituelle tranquillité nocturne de la capitale. Même les soldats de l'ordre de Favonius se faisaient rares, et vadrouillaient moins qu'en temps normal pour protéger plutôt les entrées de la cité. Les lumières ocres renvoyées par les lampadaires éclairaient faiblement la ville, mais n'arrivaient pas à lui faire regagner sa chaleur originelle qui avait disparu avec le bon temps. Le bruit de la pluie battant contre les rues pavées était la seule source de bruit audible, avec les claquements des talons effrénés d'Irene qui marchait à grands pas en direction d'un des seuls commerces encore ouverts à cette heure : le Cadeau de l'Ange.
Il était impossible de différencier les larmes qui coulaient sur ses joues avec la pluie qui martelait son visage déformé par sa profonde tristesse. Décidément, rien ne changerait jamais pour elle. Et elle devrait y faire ; son destin était déjà écrit, et la seule chose qu'elle devait – et qu'elle pouvait – faire était de se comporter pour que tout se déroule comme il se devait, et de ne pas rechigner ses responsabilités qui de jour en jour augmentaient. Mais Irene n'était pas prête à prendre la tête d'une famille de bourgeois. Elle n'avait que dix-sept ans ; comment pourrait-elle trouver la maturité pour déterminer le meilleur pour sa famille?
Une fois arrivée devant la porte de la taverne, la jeune femme à la chevelure lavande passa l'une de ses mains gantées sur son visage, en particulier sur ses joues rougies par le froid et l'humidité. Puis elle la posa contre la poignée de la porte de bois, qu'elle déverrouilla et poussa par la suite de toute ses forces. Elle savait déjà qu'un bon verre de vin allait lui remonter le moral. Elle savait déjà que tous ses soucis s'évaporeraient ce soir.
Mais Irene n'aurait jamais pensé que le barman, ce soir, ne serait pas celui qu'elle avait l'habitude de côtoyer lors de ses soirées arrosées. Ou plutôt, elle n'aurait jamais pensé que celui qui se tenait derrière le bar, était l'homme qu'elle méprisait le plus de tout Mondstadt.
— Irene? — Diluc.
Le prénom de l'enfant unique des Ragnvindr était sorti si sèchement de la bouche de la jeune femme que plus aucun mot ne fut prononcé par la suite. Simplement, Irene ne resta pas sur le pas de la porte et s'avance en direction du bar, prête à récupérer une boisson et à s'éloigner au plus vite. Se tenait désormais face à elle Diluc qui, une bouteille à la main, versait l'un de ses vins les plus raffinés dans un pichet en verre, qu'il déposa ensuite devant lui. Ses iris couleur rubis vinrent sonder le visage d'Irene, le scrutant sans laisser le moindre détail lui échapper.