Chapter 29 - Unexpected

1.2K 32 8
                                        

Ambre
18 juin 2023

Nous sommes dans le douzième tour de la longue course de soixante dix tours. Toute l'équipe fait tout son possible pour aider les pilotes en leur donnant de bons conseils. Russel est désormais quatrième et Hamilton, quant à lui, est second derrière le néerlandais.

Je suis debout sur la droite de ToTo et à ma gauche, se place Mike. Je dévie mes yeux deux secondes des écrans et de la course pour prendre mon téléphone de ma poche arrière afin de regarder le message que je vient de recevoir. Julie Febreau le commentateur Belge des grand prix, hausse la voix crie, même.

Je viens à peine de réaliser qu'une voiture a toucher le mur que ToTo se lève brusquement, crie de colère, enlève son casque avec violence, je m'écarte en fessant un pas en arrière, je suis actuellement dans l'incompréhension, Mike s'écarte également mais à l'air plus rassuré que moi. A peine quelques secondes plus tard, il tape violemment à plusieurs reprises son casque sur le bureau remplis d'ordinateurs. S'il il continue ainsi il va l'exploser. A chaque nouveau coup je sursaute, je déteste cette sensation, on aurait dit mon père quand il s'énervait après avoir vu que la cuisine était sale. Alors qu'avec ma mère nous lui avions fait des cookies.

Il se calme a peut prêt, tourne sa tête dans ma direction. Des frissons désagréables partout tout mon corps. Nous restons figer à nous regarder dans les yeux un long moment. Je reste immobile sans pouvoir bouger. Son regard est noir, comme cette nuit là, il me fait autant peur aujourd'hui qu'il y a treize ans. Mon téléphone tombe de mes mains, fracasse le sol, le son passe inaperçus camoufler par la grande voix qu'ont prit ToTo et les mécaniciens pour montrer leurs énervement.

C'est un fiasco.
Putain c'est lui. Il a le même regard qu'il y a treize ans. Il m'a regarder de la même façon dont il a regarder ma mère au sol ce 22 mars 2010 a exactement 3h24 du matin. Je me trouve face à celui qui a détruit ma vie, je me retrouve face à la personne qui est parti comme un lâche alors qu'il avait tuer une personne.

Je reste pendant de longues minutes à l'observer se réinstaller à son siège, comme si de rien n'était, comme si il n'avait pas fait réveiller en moi ce traumatisme. Comme si tout ce qui venait de se passer était normal. Je sens des larmes couler sur mes joues mais aucune autre émotions apparaît, je baisse la tête pour apercevoir mes mains. Elles sont remplis de sang, j'ai le collier de ma mère imbibé de son sang entre mes doigts.

C'est pas possible je dois être en train de rêver.

J'ai du rester de longues minutes à observé mes mains recouvertes de sang, qui petit a petite goutte sur le sol blanc du box.

« M - hey, ça va ? Il passe sa main dans mon dos pour sûrement me faire sortir de mes pensées. »

Je le regarde, regarde mes mains de nouveau beige. Aucuns mots sort de ma bouche, ma gorge est bloquée, j'ai envie de lui parler et de lui dire mais je ne peux pas, j'y arrive pas. Il ramasse mon téléphone qui était rester par terre, il me le tend, mais tombe de nouveau je n'est plus de forces dans mes mains, ni dans mon corps entier. Mes larmes continuent de couler mais sans émotions, je ne fait rien. Il m'emmène dans une pièce a l'écart aillant enfin compris que quelques choses n'allait pas.

« M - est c'est que tout va bien ? Tu veux de l'eau ? Tu veux me parler ?

A - je veux bien de l'eau et mon sac s'il te plaît. Dis dans un minuscule chuchotement.

M - reste ici, assis toi. J'arrive. »

Je me laisse glisser contre le mur derrière moi, j'ai du mal à respirer. Vivement que Mike arrive avec cette boîte orange translucide. Je passe ma main dans mes cheveux. Essaye de reprendre mon souffle. Mike ouvre la porte.

The past always comes back - charles Leclerc Où les histoires vivent. Découvrez maintenant