_________PDV FREYA________
Allongée sur mon lit avec mon casque sur les oreilles, je laisse mes émotions s'emballer.
Je pleure, je sanglote, je crie, j'extériorise.
Je n'en pouvais plus d'être une personne que je n'étais pas, du moins que je n'étais plus. Toute la journée j'ai fait la fille sociable et extravertie, mais ma batterie sociale est à plat, il me faut du temps pour me recharger.
Passer ses journées à dormir me permettait de pouvoir me remettre sur pied, d'ailleurs il faut que j'aille prendre mes médicaments.
Un comprimé d'anxiolytique, deux antidépresseurs et l'autre truc qui stabilisait mes humeurs, je pense n'avoir rien oublié, enfin je crois.
Pour être plus précise, je prends du Xanax, du buspirone et du risperidone, qui m'aide avec mon trouble, ma dépression et mes sauts d'humeur.
Décidément, mon cerveau ne voulait pas que je sois sociable, il préférait que je me renferme sur moi-même à pleurer, parce que c'était la seule chose que je savais faire correctement.
Je me laisse facilement aller quand tout va mal dans ma tête, et généralement on le remarque à la façon dont je m'habille et comment est entretenue ma chambre, aujourd'hui à l'heure qu'il est, c'est l'appartement entier qui reflète mon état pitoyable dans lequel je suis.
Mes proches n'ont jamais pris le temps de savoir comment j'allais, dans tous les cas j'arrivais à cacher mon mal-être, parce que d'après eux aller mal était « une source de mauvaise image de soi envers les autres ».
(...)
- Va te faire soigner connasse.
Je regardais une série et il y a un personnage qui m'énerve énormément, alors je me permets de l'insulter parce que de toute manière celle-ci n'entendra rien.
On sonna à ma porte, pourtant je n'avais rien commandé. Je râlai à l'idée de voir les voisins me souhaiter la bienvenue avec leurs sourires hypocrites et leurs vieux gâteaux sans goût.
En ouvrant je vis Antonio et sa présence n'était pas prévue, que faisait il ici?
- Il y a un problème?
- Bonjour Freya, comment allez vous?
- Et bien si je peux être honnête avec vous, non je ne vais pas bien en ce moment.
Mon air mélancolique lui faisait de la peine, il avait de la pitié pour moi, et je déteste la pitié.
- Oh, veux tu en parler? Acceptes tu que je te tutoie?
- Non merci, mais oui on peut se tutoyer.
On discuta ensemble pendant un petit moment, et je commençais à aller un petit peu mieux, avoir de la compagnie ne me dérangeait pas.
- Tu veux aller faire un tour? J'ai des choses à te montrer.
- Où ça? Dis-je en restant stoïque.
- C'est une surprise, darling.
J'étais frustrée de la façon dont il m'appelait, je détestais ce surnom, et ce qu'il me proposa me laissa perplexe.
Je le laissai planter là en le prévenant que je me préparerai, puis allai me changer.
(...)
Sur le chemin jusqu'à sa voiture, je me sentais tellement petite face à lui, il devait faire au moins 1m89, et moi 1m68.
- Tu es mignonne quand tu marches darling.
- Je te demande pardon?
Il m'expliqua que je trottinais alors que lui il marchait, et que c'était soit disant drôle d'après lui.
Sa présence n'était pas malaisante, au contraire, mais sa personnalité est, particulière. J'aime bien les gens comme lui, il est lui-même, il ne se cache pas, contrairement à moi.
On monta dans sa voiture puis parti vers l'endroit surprise, je me demandais où il pouvait m'amener.
_________PDV TOM__________
J'étais le chat et elle était la souris, j'aimais avoir le contrôle sur les autres, mais pas sur elle, du moins pour l'instant.
Elle sera la première à venir dans mon atelier si je puis dire, l'endroit où je dessine est inconnu pour tous mes proches, pas même mon frère, personne ne sait où je vais pour dessiner.
Mon style de dessin est particulier, il est sombre ce qui reflète mon train de vie.
Si je pourrais revenir dans le passé, je le ferai, afin de ne pas commettre certaines erreurs stupides que j'ai commis.
[Mais en y réfléchissant, si tu retournais dans le passé, l'aurai-tu rencontré?]
Il faut que je me concentre sur la route, mes pensées prennent le dessus et je n'aime pas ça.
Je lui avais proposé de mettre son téléphone en bluetooth afin qu'elle mette de la musique, chose qu'elle accepta.
- J'apprécie ce style de musique, ne juge pas s'il te plaît.
Elle avait mis du TV GIRL, j'aimais bien ce groupe.
Pour lui faire comprendre que je ne la jugerai pas, je lui souris et elle fit de même en retour.
Elle commença à fredonner la musique, plus précisément cigarettes out the window, la traduction de cette chanson est particulière, elle évoque la nostalgie, le passage du temps, les souvenirs passés, de relations brisées et de la difficulté de laisser aller le passé, ce qui me représentait en quelque sorte.
Ce que je m'apprêtais à lui montrer pourrait changer sa vision par rapport à moi, que dira t'elle quand elle verra ce que je dessine?
Si elle me juge, la mort l'attendra, je déteste les avis négatifs qui ne font rien avancer.
- On est bientôt arrivé, darling.
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Forbidden love
FanfictionCet homme, elle n'aurait pas imaginé l'aimer. Un amour interdit, une envie d'affronter les règles. Mensonge et amour, manipulation et envie, des mots qui ne vont pas ensemble. Cet amour est il possible? Où est ce le fruit de son imagination. Ceci es...
