[ACT 1] La fin d'une époque

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Je me réveillai à la première lumière du jour en me redressant doucement. Ça paraissait bien calme dehors. Je me levai et allai regarder doucement dans la chambre d'Eyden pour voir si elle était réveillée. Visiblement, son lit était déjà fait et vide.

— Oh, bonjour Byeliet. Bien dormi?

Je sursautai légèrement. Elle était derrière moi, visiblement déjà prête.

— Bonjour Eyden. Oui, bien merci, et toi?

— Parfaitement bien. Je te laisse te doucher. Tu me rejoins à la taverne?

— Ça marche. À toute!

Elle sortit donc en me saluant et en fermant la porte. J'allais me faire couler un bain. Après ma toilette et m'être rhabillé, je la rejoignis à la taverne pour que nous prenions le déjeuner ensemble. À la sortie de la taverne, nous allâmes vers nos chevaux.

— Ya pas à dire, un bon déjeuner ça réveille.

— Je suis bien d'accord avec toi.

Une fois arrivées, nous montâmes sur nos chevaux respectifs avant de nous élancer vers mon village.

— Donc, c'est aujourd'hui que tu veux que l'on parte à la cité du seigneur Lazar ?

— Au plus tôt, Eyden. J'ai trop de questions sans réponses.

— Je comprends. Juste, je me demande si j'ai rien oublié.

Byeliet : On pourrait toujours...

Sur le chemin, une femme ensanglantée gisait au sol. Elle rampait pour échapper à quelque chose ou quelqu'un. Nous descendîmes de nos montures pour lui porter assistance.

— Madame, vous nous entendez ?

— Restez loin, Eyden!

Nous nous arrêtâmes net. Myalia sortait des champs, sa lame couverte de sang. Son expression neutre, son regard porté sur cette femme au sol.

— Vous... aidez-moi...

Ses longs cheveux noirs se mêlaient à terre et ses larmes. Elle essaya de se lever, mais son corps semblait bien incapable. Une expression de terreur grave était sur son visage en voyant Myalia arriver face à elle.

— S'il vous plaît, détournez le regard, Byeliet, Eyden.

Aucun de nous ne savait quoi faire, ni quoi dire. Nous étions juste pétrifiés. Voir une femme si mortellement blessée me rappelait... Aliatia.

— Vous, les jeunes. Je suis une noble de la cité Avarus, Mathilde Grèsmeror. Je vous promets mille récompenses si vous vous débarrassez d'elle!

— Combien?

— Quoi ? dis t'elle effrayer

— Combien pourriez-vous offrir pour sauver votre vie? Quelle valeur a-t-elle?

— Toute l'or que je possède! Je suis prête à céder tout ce que j'ai!

Myalia resta silencieuse. Elle posa sa lame sur son front.

— Nous sommes à combien de lieues de Célestia, Eyden?

— Euhm... 4... ou 5.

— Merci.

— Myalia! Quel est son crime?

— Tu as entendu sa question, Mathilde. Réponds-lui.

— Vente de biens illégaux.

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