[ACT1] La 4eme division

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Alors qu'on sortait du palais du seigneur Lazar accompagné de Salomé, je sentis un étrange sentiment... un mauvais pressentiment en sentant l'air frais.

— Ça va Myalia ?

— Oui, oui, juste... un léger mauvais pressentiment...

— Je suis étonnée qu'on sorte du palais. Où se trouvent nos appartements ?

— Dans la fameuse auberge du seigneur...

— L'auberge du seigneur ? Original comme nom.

— Cette auberge est la propriété personnelle du seigneur Lazar.

— Oh ? Hâte de la voir alors !

On marcha à travers les différentes rues. Les marchés étaient vides et peu de monde était dehors. Alors qu'il nous conduisait devant une grande porte en argent, je vis un homme du coin de l'œil : ses courts cheveux noirs, ses yeux fatigués et éveillés en même temps, et ses vêtements simples... trop simples et même un peu serrés pour lui... Vatikad.

— Myalia, il y a un problème ?

— Continuez sans moi, j'ai quelque chose à régler.

— Hm, fais attention à toi.

— Ne t'inquiète pas, Byeliet.

Je regardai le groupe s'éloigner peu à peu avant de m'approcher de lui. Il était adossé à un mur, visiblement dans ses pensées. Je me mis à côté de lui en silence, attendant qu'il me remarque.

Je regardai mon bijou à mon cou... un artefact du passé... et promesse d'un avenir.

— Combien de temps ?

— Depuis ce jour ? 4 ans, je pense.

Vati resta silencieux avant de s'en aller en direction d'une ruelle proche. Je le suivis les mains dans le dos, en le regardant. Je connais quelqu'un qui veut parler en privé.

Il entra dans une ruelle où une unique porte se trouvait. Il toqua en gardant un ton sérieux habituel. Une vieille femme à l'air décrépit ouvrit. Il lui donna une bourse d'or avant qu'elle s'en aille en m'ignorant totalement. Il entra en me regardant brièvement, sûrement il voulait que je le suive. C'est ce que je fis. L'intérieur menait à un vieil escalier en colimaçon. On y monta avant d'arriver sur les remparts par une trappe qui menait directement. Étonnamment, aucun garde n'y était.

— Cette partie des défenses est extrêmement peu protégée. Cette vieille femme veille seule à sa sécurité.

— Seule ? C'est pas légèrement imprudent ?

Vatikad me pointa une série de trous en contrebas sur les remparts.

— Tu tires un levier et c'est du poison qui en sort. Si jamais des ennemis approchent, ils ne feront pas long feu.

Il s'assit sur les remparts à regarder l'horizon. Je pris place à côté de lui en faisant de même.

— Tu sais que je dois te tuer.

— Oui.

— Alors pourquoi me suivre maintenant ? Ça aurait pu être un piège.

— Tu n'as pas besoin de renforts... tu as toujours été un meilleur danseur que moi, Vati.

Il sourit doucement à ma remarque. Je fermai doucement les yeux, cette vue, cette sensation de quiétude... il se souvient des nuits passées en hauteur à regarder l'horizon.

— Pourquoi suis-je encore en vie alors ?

— "Exécute-la quand le moment te semble juste." Ce sont ses mots.

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