très lointain

10 2 0
                                    

Mon regard de lion,
Au sommet de la montagne,
Transperça l'armure de son corps.
Elle portait un maillot en coton,
Le reste, dénué de toute ornementation.
Perdu dans cette atmosphère,
Un chant, une campagne,
Guida mon imagination.

Un ruisseau entouré de fleurs, couronné d'inspiration,
Les papillons dansaient,
Et là, elle commença à chanter.
Avec une douce caresse,
D'une voix remarquable
Qui endormit les poissons.

De loin, je contemplais son travail acharné.
Dans ma tête, elle était la reine de l'eau,
Un esprit, un ange, un être ?
Ces questions effleuraient mon âme,
Faisant fondre l'orgueil de mon esprit...
Une vision d'une autre réalité,
D'une autre sphère.

Elle s'avança, légère comme la brume,
Ses mouvements, des vagues, effleurant l'écume.
Sa peau, un miroir de l'eau sous la lune,
Réfléchissait des éclats d'argent et de fortune.

Sa beauté transcendait le réel,
Un sourire, doux, irréel,
Comme une étoile née de l'océan,
Illuminant les ombres du crépuscule lent.

Sous ses pas, la rivière semblait frémir,
Les fleurs et les arbres penchaient pour l'accueillir.
Les poissons, suspendus dans son chant,
Oubliaient le monde, figés dans l'éternité.

Mon cœur battait comme les vagues agitées,
Envoûté par sa grâce, subjugué.
Elle portait le mystère d'un autre monde,
Un rêve que l'esprit sans fin explore, et qui nous inonde.

Une force douce, un pouvoir silencieux,
Qui révélait le monde caché, précieux.
Je n'étais plus spectateur, mais complice,
D'un univers qu'elle seule pouvait rendre complice.

Elle disparut. Derrière elle, une lueur,
Un éclat de lumière, éternel, gravé dans mon cœur.
Depuis, je porte en moi cette douce folie,
D'avoir entrevu un fragment d'infini.

Djonles

Un Corps dans Un Cœur Où les histoires vivent. Découvrez maintenant