31. Un pique-nique en forêt

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Je suis allongée sur une couverture dans un parc. En face il y a un petit lac rempli de canards et de nénuphars, tandis que le soleil se reflète sur l'eau en créant une lumière multicolore.
Je l'observe au loin, en train de nourrir les animaux. Elle revient vers moi en courant et s'affale à côté de moi. « Ils m'ont pris la moitié de mon sandwich », dit-elle en faisant la moue.

Je rigole de sa grimace que je ne vois que très rarement. « Je t'avais dit de pas les nourrir, gros bêta. » Je me redresse et lui ébouriffe les cheveux. Elle se remet à râler, ce qui accentue mon rire.

« Tiens, prends le mien, je n'en veux plus. »
Elle relève la tête et m'adresse un grand sourire. « Tu es sûre ? » Je hoche la tête, et elle se jette sur mon repas, ce qui me fait encore pouffer de rire. Décidément, cette femme passe son temps à me faire rire.

Quand elle a fini, elle s'allonge près de moi, la tête appuyée sur sa main. J'observe son visage et remarque qu'elle ne sait absolument pas manger, ce qui me fait sourire.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » me demande-t-elle, confuse. Sans rien dire, je passe mes doigts sur le coin de ses lèvres pour la débarrasser des miettes. Elle rougit et trouve la force de plonger son regard dans le mien, ce qui accentue encore plus mon sourire. Son regard ancré dans le mien me fait perdre le fil de mes pensées.

Elle se rapproche et me chuchote, un sourire en coin : « C'est quand la dernière fois que je t'ai dit que j'aimais ton sourire ?»

Je ris, gênée mais heureuse, et lui réponds en haussant les épaules : « Oh, tu l'as dit ce matin... et hier... et avant-hier aussi. »

Elle sourit en coin, ses doigts effleurant doucement mes mains et jouant avec mes bagues. « Peut-être que je devrais te le dire encore plus souvent, alors », murmure-t-elle, et je sens une chaleur douce me traverser.

Je me redresse un peu, pose ma main sur sa cuisse pour me rapprocher d'elle et lui réponds en riant : « Tu es vraiment romantique quand tu le veux. »

Elle se rapproche également en me jetant un regard complice, ses doigts venant effleurer doucement mon visage. « Ta beauté me rend niaise », me dit-elle malicieusement.

Je lève les yeux au ciel et finit par poser ma tête sur sa poitrine, pendant qu'elle glisse ses doigts dans mes cheveux.

Et on reste là, dans un silence complice, les mains entrelacées. Je me sens comme dans une bulle, juste elle et moi, avec cette douceur autour de nous qui rend le moment parfait.

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Soft Scenario: des histoires d'amour et de tendresseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant