arabesques sur les ports

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On en a fini des soirées a bout de souffle sur les quais, les yeux dans le vide et des rires saccadés. On en a fini des soirées, retardées des journées.

Dans nos regards on pouvait lire « j'espère qu'la nuit s'arrête jamais » peur panique du lendemain, de la vie « la vraie » qui nous rattrape nous tient la main

On en a fini des soirées et toujours le même schéma me taire t'écouter, avec du recul ça me rend malade mais je trouvais ça magique, l'impression d'être privilégiée, ta préférée

Et centrée autour de ton petit nombril tu étalais tes problèmes, encre de chine sur les ports, les arabesques de tes remords

Et j'écoutais, te rassurais, les mêmes mots encore et encore, cercle vicieux du réconfort

Un simple « et toi ? » m'aurait suffi, un sourire, une main sur l'épaule, une preuve que tu m'estimais (m'aimais?) aussi

Chaos TotalOù les histoires vivent. Découvrez maintenant