xi ( quelle belle calamité )

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xi ( quelle belle calamité )

PERCY RESSERRA SA VESTE contre lui, frissonnant de la fraîcheur - si intense qu'il en ressentait des brûlures aux étrémités.

- Bruh, il fait un froid de canard, pesta-t-il alors que son souffle forma une nuée de buée.

- C'est juste au bout de l'allée, précisa Annabeth, désignant d'un geste vague le petit chalet reclu des autres, pour la plupart situé dans la vallée.

- Oui, et bien dans le froid ça paraît vraiment loin. Si je connaissais l'idiot qui a interdit le passage des voitures par ici !

- Non mais les pierres n'ont pas été rajouté par des gens, Percy !

- Un peu quand même. Et on se retrouve à porter les valises à la main.

La blonde leva les yeux au ciel, quoiqu'avec un léger sourire affiché sur ses lèvres glacés.

- Aller, avances au lieu de te plaindre .

Annabeth poussa la porte de bois du chalet des McLean alors qu'une chaleur enveloppa les deux jeunes gens qui, auparavant, affrontaient le froid glacial de l'hiver américain. Du salon, ils pouvaient entendre les voix étouffées de leur amis et par dessus tout une chanson que Percy ne connaissait pas.

- "Et on frappe au hasard
Alors préparez vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville !"

- Piper ! s'écria Annabeth. Tu écoutes Starmania sans moi ?

- Mais non, mais on en est qu'à la première chanson ! se défendit la concernée en levant les mains en signe d'excuse.

- Encore heureux !

- "Nous, tout ce qu'on veut c'est être heureux. Être heureux avant d'être vieux", poursuivit Rachel avec entrain de la cuisine.

- Je connais pas, souffla Percy à l'oreille de la blonde, qui semblait embarqué par la musique.

- Starmania, c'est encore une comédie musicale française, répondit Annabeth en fredonnant par la même occasion la chanson. Avec Piper, on a passé notre lycée à regarder ces comédies, souvent chez elle.

- Mais tu comprends ce qu'ils disent ? s'étonna Percy en tendant l'oreille vers la musique, ne comprennant pas une seule parole à cette langue qu'il n'avait pas étudié plus jeunes - déjà qu'avec sa dyslexie il fallait batailler pour lire de l'anglais alors il n'allait pas s'y risque à faire une deuxième langue autant complexe.

- Au début pas trop, maintenant que je les connais presque par cœur, oui. Et puis, Piper parle couramment français avec sa mère, alors elle a su m'expliquer. 

- Ça m'impressionne, vraiment.

- On peut en regarder d'autres dans le week-end ! s'écria Piper avec entrain. Mes parents ont tous les doubles des meilleures comédies ici. Attendez, je les cherche !

Celle-ci quitta en vitesse l'entrée, poussant par la même occasion Jason qui s'avançait vers son cousin, le sourire aux lèvres.

- Alors comme ça on laisse la glassière branchée quand la voiture est éteinte ? Mais tu es vraiment un crétin des fois, Perce. Ça m'impressionne même qu'il reste une part d'idiotie en toi tellement elle s'est exprimée toutes ses années.

Du fond du couloir, Percy entendit Léo ricaner des remarques de Jason, avant que celui-ci ne les rejoigne à son tour dans l'entrée - créant une sorte de petite communauté reclue des autres qui s'étaient déjà installés au salon.

DES IDIOTS EN HIVER - percabethDes histoires addictives. Découvrez maintenant