xiii ( dans les pâquerettes )
PERCY REGARDA SON TÉLÉPHONE POUR CE qui devait être la millième fois depuis le début de la journée. Il fallait préciser que son dernier appel avec Annabeth n'avait pas été des plus rassurants. Celle-ci avait quitté les États-Unis depuis déjà un peu plus d'un mois, et voilà que leur relation commençait déjà à vaciller. C'était pourtant le brun qui avait longuement négocier avec la jeune femme afin de tenter quelque chose, et fort était de constater que Annabeth avait raison, cela n'avait pas été concluant.
La veille, ils s'étaient appelés. Une habitude depuis son départ de faire une visio chaque samedi, pour se dire qu'au moins ils passaient un peu de leur week-end ensemble. Mais contrairement aux autres fois, la blonde n'avait pas paru des plus heureuse. Le fait était qu'elle n'appréciait pas les relations à distance, et qu'elle ne les avait jamais apprécié depuis ce fameux jour où celle qu'elle entretenait avec un certain Luke Castellan avait pris fin. Leur appel ne s'était pas terminé de la meilleure manière qui soit, c'était même tout son contraire. Celle-ci lui avait alors avoué qu'elle avait bien du mal à gérer cette relation qui chaque jour lui pesait un peu plus. Leur distance mettait à péril une relation si récente que Percy n'avait su quoi répondre. Ce n'était pas comme s'ils étaient ensemble depuis bien des années, où le temps avait installé une confiance et un état faisant que la distance était bien moins complexe à gérer.
Le cœur du brun battait à la chamade, ne trouvant pas d'autre courant de pensée que Annabeth qui tournait en boucle dans sa tête. Il aurait bien aimé lui envoyer un message, mais à l'heure qu'il était en Grèce, celle-ci risquait premièrement de dormir, puis, il n'était pas sur qu'elle apprécierait ce message dans la mesure où elle lui avait expressément demandé de se tenir un peu à l'écart. Alors il préféra se replier sur son cousin.
PERCY
jason ?
JASON
non.
PERCY
quoi non ?
JASON
la vie d'un adulte, perce
je te parle ce soir
ou demain
plus tard quoi
mais je t'aime mon amour de ma viiiiiiie
Même Jason n'avait plus de quoi le rassurer dans son désarroi. De toute manière, Percy n'était même pas sur qu'il lui reste quelque chose à rassurer puisqu'il ne savait même plus s'il restait de quoi seulement espérer.
- Ah ! Ça m'énerve ! râla le jeune homme pour lui même, envoyant son téléphone voler à l'autre bout du canapé.
Il jeta un coup d'œil à son mur, pour le moins remplit de photos de ses amis, de quelques cadres et dessins que Rachel lui avait gentiment offert dans leur enfance - celle-ci avait fait une école de dessin avant de se tourner vers le théâtre. C'était à peine s'il était possible d'apercevoir la peinture verte océan dernière ses collages. C'était tout le contraire de celui de l'ancien appartement de Annabeth, qu'il avait quelque peu visité avant son départ - pour la récupérer avant de prendre la route de la montagne, mais aussi pour venir chercher ses clés de maison livrées à elle même sur sa table. Des clés qu'il avait failli oublié une seconde fois chez elle après avoir passé la soirée en sa compagnie. Contrairement au mur rempli de Percy, ceux de la blonde était sobre. Il se souvenait de cette unique chouette, accrochée à son mur, vestige d'un souvenir de sa mère. Percy se demandait si dans son nouvel appartement à Delphes, celle-ci l'avait à nouveau pendu à un autre mur que celui qu'il avait connu.
- Mais c'est pas possible ! Tout me ramène à elle ou c'est comment ? Mon mur, enfin !
Il poussa un long soupire, se tenant le visage entre les mains. Intérieurement il n'avait qu'une envie : retourner chercher son téléphone pour vérifier si Annabeth ne lui avait pas répondu. Évidement qu'elle ne lui avait pas répondu, à l'heure qu'il était elle devait dormir. Mais quel idiot faisait-il à tourner en rond comme un loup en cage en plein week-end alors qu'il pourrait tout simplement profiter de ces jours sans travail - et sans Justine. Celle-ci ne s'était pas adoucie avec lui le temps de ses vacances, c'était même tout le contraire. Elle lui avait fait payé son court séjour à la montagne à coup de repas pour requins et rais. Ce que les sentiments pouvaient être traître, s'en était alucinant.
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DES IDIOTS EN HIVER - percabeth
FanfictionDES IDIOTS EN HIVER. ❝des fois je me dis qu'avec un mariage sous la neige on va se les peler, et après je me rappelle qu'on a léo❞ QUAND LE mariage de Piper et Jason réunissent d'un même mouvement l'océan et l'orage, qui pourtant en trois ans ne s'é...
