Voyager, que j'ai envie de voyager. Cette envie me tord le ventre. Mon corps s'en donne à coeur joie, se mouver d'un sentiment fort et puissant d'excitation et de peur face à l'aventure. Je crève d'envie. L'envie de voir la beauté de ce monde qu'est le nôtre. Celui dans lequel nous vivons. Nous, êtres humains, oublions bien trop souvent la chance que nous avons d'habiter ce globe fait de roche et de gaze qu'est la planète Terre. Cette terre incroyable où la diversité est plus incroyable ici que nulle part ailleurs dans l'univers connu. Notre planète change tout autant que ses habitants, en synchronisation avec les saisons. Elle est toute aussi unique dans notre galaxie, que la faune et la flore qui arpentent ces continents. Aux éléments fous et indomptables. De la douce mélodie de la pluie, tantôt fine, tantôt battante comme un son de tambours lointain. Du Mistrale et du Tramontane imitant les violons d'un orchestre symphonique aux travers des feuilles de la canopée des forêts du monde. De ces animaux ornées d'argent dirigeant cette nature sauvage, portant en eux des siècles d'histoire. Cette beauté, c'est aussi celle des plumages aux milles et une couleur, virevoltant par centaines dans ce ciel indigo, comme des danseurs au carnaval de Rio. Ces oiseaux qui s'improvisent chanteurs virtuoses le temps d'une saison. De ses insectes qui croupissent le sol par millions pour le nettoyer, mais aussi polliniser les fleurs. Ces animaux que l'Homme pense laid sont indispensable à l'éclosion de nos paradis oculaire et olfactive qui nous inspirent depuis la naissance de l'Homo sapiens. Que j'aime cette beauté originale, à l'image de ces plantes plus extraordinaires les unes que les autres. De la perfection de cette nature inventive et incroyable. Que j'aimerai voyager et me perdre dans les paysages du monde. Écouter la mélodie de chaque écosystème. Le croassement des grenouilles en Amazonie. Les rugissements du lion lors d'un crépuscule d'Afrique. Le brame du cerf au milieu de la nuit dans nos terres européennes. Beaucoup parlent de la beauté des mondes imaginaires. Que dans Avatar, beaucoup étaient sensibles à la dangereuse beauté de la planète nommée Pandora. Mais si à la place d'envier le spectacle d'autres planètes on apprenait à apprécier le nôtre. De repartir de rien, de zéro. Si à l'image de Jake on réapprenait à écouter ce que notre Terre a à nous offrir. Que peut-être si on ne voit pas la splendeur de notre monde, ce n'est pas que notre planète est laide. Mais que l'Homme souffre de cécité, que notre coupe est tellement pleine que l'on ne voit rien. Alors il serait peut-être temps de vider cette coupe pour pouvoir apprendre à respecter la planète qui est la nôtre. D'arrêter de rêver d'un monde plus beau que le nôtre, car il n'existe pas. Et si vous pensez qu'il existe mieux ailleurs, vous ne savez sûrement pas être sensible à sa beauté. Ouvrez les yeux. Ouvrez votre cœur.
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Exutoire
PoetryRecueil de poèmes. Ces poèmes sont écrits par besoin et n'importe quand, ainsi je ne peux pas prédire quand ils sortiront.
