« Dans cette partie d'échecs, je ne suis ni un pion ni une reine à protéger. Je suis la joueuse, libre de mes mouvements... jusqu'à ce que l'échiquier s'effondre sous mes pieds."
Cassynours
Pvd d'elle
Quelques jours avant l'accident
L'appartement de Liguino est plongé dans une lumière tamisée, contrastant avec l'agitation silencieuse qui règne dans l'air. Les murs, ornés de tableaux d'un raffinement discret, semblent retenir leur souffle tandis que je franchis la porte d'entrée.
Je trouvai Liguino dans le salon, adossé à un canapé en cuir sombre, un verre de scotch à la main. La pièce exhale une odeur subtile de tabac et de cuir, renforçant le sentiment d'un lieu où chaque geste a son importance. À côté de lui, Kerian se tenant en retrait, les traits concentrés, l'oreillette discrètement posée, prêt à écouter chaque mot.
Je refermai la porte derrière moi, croisant les bras en le défiant du regard.
— Tu m'as fait venir, alors parle.
Vittore s'adossant lentement à son bureau, savourant l'instant. Il laissa un silence s'installer, mesurant chaque expression sur mon visage. J'étais tendue, sur mes gardes, mais mon regard brûlait d'une flamme qu'il connaissait bien. Celle d'une femme qui refusait d'être manipulée... mais qui, malgré moi , étais déjà prise dans sa toile.
— Ce weekend, la ville retiendra son souffle. La soirée de charité sera bien plus qu'un simple écran de fumée. C'est là que les rôles vont s'inverser.
J'haussai un sourcil, mon impatience transparaissant dans ma posture et ces jeux de mots m'énervaient au plus au point.
— Et en quoi ça me concerne ?
Vittore ne répondit pas immédiatement. Il se contenta d'un sourire, cet éternel rictus carnassier qui semblait savourer chaque seconde où il détenait l'avantage. Ses doigts effleurèrent le cristal de son verre alors qu'il laissait le silence peser, m'observant comme on jauge une pièce essentielle d'un échiquier complexe.
— En quoi ça te concerne ? répéta-t-il d'une voix grave, presque amusée. Tout simplement parce que c'est toi qui vas me mettre les menottes, commissaire.
Mon sang ne fit qu'un tour. Savait il que je voulais détruire l'eldorado du diable. D'étonnement je dis :
— Quoi ?
Il s'éloigna légèrement de l'ombre dans laquelle il se tenait, croisant les bras. Je sentis son regard peser sur moi, comme s'il voulait déceler chaque réaction, chaque faille. Mais je refusai de le donner ce plaisir. Je serrai les mâchoires, ancrant mon regard dans celui de Vittore.
— Tu veux que je t'arrête ? répétai-je, mes mots cinglants.
— Seulement si Ciselée de Médusa frappe ce soir-là, répliqua-t-il calmement.
Son ton était si sûr, si implacable, que je compris immédiatement.
— Tu sais qu'elle frappera.
Un sourire effleura ses lèvres.
— Évidemment que oui.
Je fis un pas en avant, sentant une colère sourde monter en moi.
— Tu sais qu'elle va t'attaquer et tu comptes faire une soirée malgré cela et me jeter en pâture pour te couvrir ?
— Je compte te donner l'occasion de prouver où tu te situes réellement, murmura-t-il.
Je sentis une vague glaciale me traverser l'échine.
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Ciselée [Thriller psychologique] DR
Action*Je dédie ce livre à celles et ceux à qui l'on a arraché la voix. Ciselée leur appartient.* Dans un monde où la justice ferme les yeux sur les véritables monstres, une figure insaisissable surgit dans l'ombre : la Ciselée de Médusa. Elle ne revendiq...
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