Chapitre 17

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"Salut

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"Salut." dit simplement l'adolescent en s'asseyant en face d'elle, sans attendre que la femme l'y invite. Théo fixait le bébé, incroyablement mignon, qui le regardait en retour. Il ne voulait pas lui accorder d'attention à elle.

"Voici Raphaël, il a deux ans." tenta Harper, cherchant le regard du jeune homme, mais il l'évita.

"C'est bien. Qu'est-ce que tu veux?" demanda Théodore en triturant la nappe. Il connaissait déjà la réponse, mais il voulait l'entendre de sa bouche.

"Waylon ne t'a rien dit?" Elle haussa un sourcil.

"On n'aime pas vraiment parler de sujets sans importance." Il la regarda enfin, esquissant un sourire intérieur même s'il savait qu'il agissait de manière puérile.

"C'est comme ça que tu me vois? Je croyais que Waylon disait que tu ne voulais pas me connaître parce qu'il ne voulait pas que tu te rapproches de moi." répondit Harper en soupirant, frottant le dos de son bébé.

"Non, mon père n'est pas égoïste. Si j'avais voulu te parler, il aurait tout fait pour m'aider. Il ne ferait jamais les choses dans mon dos. Maintenant, tu veux faire ma connaissance? Pourquoi?" soupira Théo, souhaitant déjà en finir. La femme parut surprise par son comportement.

"Parce que tu es mon fils et que je ne t'ai pas vu depuis des années." répondit Harper, comme si cela suffisait à tout expliquer.

"Ouais, parce que tu nous as abandonnés. C'est pour ça que tu ne me connais pas. Et je n'ai aucun intérêt à te connaître maintenant." Il savait qu'il devait paraître dur, mais il avait besoin de l'exprimer. Harper soupira et pressa ses doigts contre son front de manière dramatique.

"Je n'étais pas intéressée par la vie de famille que nous menions à l'époque. J'étais jeune, je voulais autre chose. Je suis désolée si mes actions t'ont blessé, mais je ne pouvais tout simplement pas." C'était maintenant elle qui baissait les yeux.

"Et maintenant, tu crois que tu peux?" la confronta Théo.

"Quoi?" Elle croisa son regard, abasourdie par ce qu'elle venait d'entendre.

"Maintenant tu crois que tu peux être là pour lui?" L'adolescent désigna Raphaël, qui jouait avec le collier de sa mère.

"Bien sûr que je peux. Je ne l'aurais pas eu si je ne pensais pas en être capable." Elle ne sembla pas mesurer la portée de ses mots. Théodore la regarda droit dans les yeux, jusqu'à ce qu'elle comprenne enfin. "Théodore..."

"Écoute, je n'ai aucune envie d'être ici en ce moment et d'apprendre à te connaître." Théodore se leva. Elle allait l'interrompre, mais il l'ignora. "Tu nous as abandonnés et tu es partie pendant des années, tu ne peux pas revenir comme si de rien n'était et obtenir ce que tu veux. C'est ce que font les personnes égoïstes. Je suis parfaitement heureux avec la vie que j'ai maintenant et j'ai appris à vivre sans toi. J'espère que tu pourras faire de même, que tu comprendras et respecteras ce que je ressens. C'est le minimum que tu puisses faire. Et s'il-te-plaît, laisse mon père tranquille. Tu ne fais que le blesser."

ThéodoreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant