Chapitre 40

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TW: Suicide: 

PDV : Narissia :

Tout était presque prêt, il ne me restait plus qu'à écrire la lettre pour Larissa. Je pris donc une feuille, un stylo et une enveloppe. Puis d'une main sur je me mis à écrire.

Larissa,

Si tu reçois cette lettre, c'est que j'ai réussi, j'ai réussi à fuir ce monde. Je suis désolée, mais cela me devenait trop insupportable, la douleur était constante et encore plus depuis notre dispute. Je ne savais plus comment gérer cela, tu étais la seule personne en qui j'avais vraiment confiance, la seule qui m'écoutais vraiment. Tu étais aussi la seule que j'ai réellement aimé.

Mais pour toi je n'étais qu'un jeu. Je n'étais qu'un pensement qui recouvrait tes blessures du passé. Et je m'en veux tellement. Je ne t'en veux pas à toi, non, je m'en veux à moi de ne pas l'avoir vu plutôt. Je m'en veux à moi d'avoir cru que je pourrais être enfin heureuse. Car, oui, avec toi je ne faisais pas semblant, j'étais vraiment heureuse, j'étais aussi vraiment amoureuse. Je ne regrette rien de ce qui s'est passé entre nous, je ne regrette pas notre premier baiser. Je ne regrette pas de t'avoir donné ma première fois. Je regrette seulement d'avoir cru pouvoir être réellement heureuse, d'avoir cru que tout cela était réel pour toi aussi. Alors que finalement ce n'était qu'un jeu, qu'une passade. D'ailleurs, il se peut qu'entre notre dispute et le moment où j'écris cette lettre, tu sois déjà allé voir d'autres filles. Mais je ne t'en veux pas, car c'est ton droit, après tout je n'étais qu'un jeu, qu'une vulgaire poupée d'enfance que l'on range dans un carton et que l'on oubliera une fois vieille. Comme j'étais un peu naïve il m'arrivait parfois de nous imaginer plus vieille, encore ensemble. Quand j'y repense aujourd'hui je me rends compte à quel point c'était ridicule puisque nous n'avons jamais été capable de mettre de mot sur ce que nous étions. Et aujourd'hui j'ai repensé au sentiment que tu aurais pu avoir pour moi, et je me suis dit que cela aurait simplement pu être de l'attachement car tu avais pitié de moi et que je ressemblais à ma mère. Et je sais aussi d'expérience qu'entre attachement et amour la ligne est très fine. Et si finalement ce que j'avais ressentis pour toi n'était, aussi, que de l'attachement. Tu étais gentil avec moi, tu t'occupais plus de moi que ma mère le faisait. Alors si moi aussi j'avais confondu amour et attachement ? Enfaite, je ne veux pas le savoir, je préfère croire que je t'aimais, car t'en qu'à faire, autant partir en pensant que j'étais heureuse avec toi.

Je ne sais pas quoi te dire d'autres, je pense que j'ai tout dit. Alors merci pour ce tu as fait. Même si une partie de moi te déteste, une autre t'aime, et elle t'aimera pour toujours, même morte, elle t'aimera.

Je t'aime, je te hais

Narissia.

Je fis un bisou à la fin de la lettre. Puis je la pliai et la rangea dans l'enveloppe. Je posai l'enveloppe sur ma table de nuit. Puis je regardai les deux plaquettes de médicament poser sur ma table de nuit. J'ouvris la première et pris le premier comprimé, puis le deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que je vide les deux. Après cela je m'installai confortablement dans mon lit, fermai les yeux et laissa la mort m'emporter.

FIN ? 

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